DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Jérusalem : une intifada qui ne dit pas (encore ?) son nom


Israël

Jérusalem : une intifada qui ne dit pas (encore ?) son nom

Jets de pierres contre tirs de projectiles anti-émeutes : ces scènes sont multipliées ce dimanche à Jérusalem-est et en Cisjordanie. Et elles pourraient s’amplifier dans les prochains jours, tant la tension est vive entre Palestiniens et Israéliens.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a d’ailleurs dit ce dimanche que son pays menait “un combat jusqu‘à la mort contre le terrorisme palestinien”. Il a ordonné notamment d’ “accélérer la destruction des maisons des terroristes”.

En face, côté palestinien, la colère est de moins en moins contrôlée. “Les gens ici ne se sentent pas représentés par Mahmoud Abbas (le président palestinien), dit un activiste cagoulé. On considère que c’est un traître qui a vendu la patrie. On a le sentiment qu’il travaille pour le compte d’Israël, et il fait tout pour empêcher qu’on ne déclenche une troisième Intifada.”

“La première cause de la colère, ajoute un autre Palestinien, ce sont les intrusions israéliennes dans la mosquée Al-Aqsa. Ensuite, il y a toutes les agressions perpétrées contre les Palestiniens par les forces d’occupation. Il faut bien voir que la vie est très difficile pour nous ici à Jérusalem.”

Ce dimanche, les autorités israéliennes ont décidé d’interdire l’accès de la Vieille ville de Jérusalem aux Palestiniens. Les commerces sont restés fermés.
Ce bouclage exceptionnel a été décidé suite à la mort de deux Israéliens, tués dans la nuit de samedi à dimanche par des assaillants palestiniens, qui eux-mêmes ont ensuite été abattus par la police.

- avec AFP

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Cérémonies à Téhéran en hommage aux victimes de la bousculade de La Mecque