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L'extrême pauvreté dans le monde devrait passer sous la barre des 10%


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L'extrême pauvreté dans le monde devrait passer sous la barre des 10%

Il ne s’agit que de projections et mesurer la pauvreté est un exercice très aléatoire, mais pour la Banque mondiale, c’est une immense avancée. A en croire l’institution internationale, l’extrême pauvreté touchera cette année 702 millions de personnes, soit 9,6% de la population mondiale. C’est le chiffre le plus bas jamais observé (Ils étaient 902 millions en 2012). Le pourcentage de personnes vivant dans le plus grand dénuement n’aurait ainsi fait que reculer depuis que la Banque mondiale a commencé à mesurer la pauvreté en 1990. Et d’après elle, c’est la croissance dans les pays en développement qui a permis ce recul.

Pour tenir compte de l’inflation, l’institution a relevé le seuil de pauvreté de 1,25$ à 1,90$ par personne et par jour. Toute personne vivant avec moins que cela est donc censée entrer dans les statistiques. Evidemment, pour faire ses calculs, la Banque mondiale est dépendante des données que lui fournit chaque pays et dans certaines zones actuellement très instables – notamment au Moyen-Orient et au Maghreb – les statistiques manquent.

La région la plus préoccupante n’en reste pas moins l’Afrique sub-saharienne. Cette année encore, 35,2% de sa population vit sous le seuil de pauvreté. Près de la moitié des plus démunis sont concentrés dans cette région, et deux pays sont particulièrement touchés : Madagascar et la République démocratique du Congo où huit personnes sur dix manquent de tout.

L’Europe et l’Asie centrale sont les moins mal loties ; l’extrême pauvreté n’y concerne que 1,7% de la population. En revanche, l’Amérique du Nord n’est pas répertoriée dans le rapport de la Banque mondiale.

L’institution se garde bien de faire des pronostics pour l’avenir mais se félicite des nouveaux objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies qui devraient contribuer à tenir le cap. Pour autant que la croissance mondiale se maintienne. Or c’est là que le bas blesse. Si la croissance a été portée par les pays émergents après de la crise financière, désormais, eux aussi montrent des signes d’essouflement.

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