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Réfugiés : les objets abandonnés sur les plages de Lesbos


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Réfugiés : les objets abandonnés sur les plages de Lesbos

Chaque jour, des centaines de réfugiés en provenance du Moyen-Orient ou d’Afrique tentent la traversée de la Méditerranée pour rallier les côtes européennes.
D’après le Haut-commissariat de l’ONU pour les Réfugiés (HCR), pour l’année 2015, ils seront plus de 500 000 à avoir tenté cette traversée. Mais cet exode est périlleux, parfois mortel. Plus de 3000 personnes ont ainsi perdu la vie durant cette traversée, toujours selon le HCR.

> Voir les données du HCR

Indépendamment de toute considération morale, ces arrivées massives de réfugiés représentent un coût pour les pays d’accueil (hébergement d’urgence, soins, distributions alimentaires…).
Et puis, il y a une conséquence, mineure au regard des drames humains : l’impact sur l’environnement.

Stelios Katsanevakis est professeur au département des Sciences de la mer à l’Université de l‘Égée, située à Mytilène sur l‘île de Lesbos. Cette île de la mer Egée est un des points d’entrée des réfugiés qui traversent la Méditerranée depuis la Turquie.
Dans son étude, le chercheur a recensé les objets retrouvés abandonnés sur les plages de l‘île (voir tableau ci-dessous).

Le chercheur grec estime à 8 tonnes la quantité d’objets abandonnés chaque jour lors et à l’issue des traversées des réfugiés en Méditerranée.

Selon lui, cette accumulation d’objets abandonnés pèse sur l‘économie locale, dépendante du tourisme. “Les touristes ont tendance à éviter les plages qui présentent une concentration élevée de déchets marins”, estime-t-il.
Le chercheur souligne aussi les effets de cette situation sur la biodiversité marine. Sur les plages principales, les objets abandonnés sont régulièrement ramassés, explique-t-il, mais sur les petites plages, plus enclavées, ces objets s’accumulent. Avec le temps, ils s‘émiettent et retournent en mer, ce qui peut avoir des “conséquences importantes” sur l‘écosystème marin.