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Volkswagen : perquisitions au siège et excuses devant le Congrès

Le siège de Volkswagen à Wolfsburg, en Allemagne, a été perquisitionné ce jeudi par une cinquantaine de policiers. L’opération visait à saisir des

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Volkswagen : perquisitions au siège et excuses devant le Congrès

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Le siège de Volkswagen à Wolfsburg, en Allemagne, a été perquisitionné ce jeudi par une cinquantaine de policiers. L’opération visait à saisir des documents qui pourraient permettre d’identifier les principaux responsables du fameux logiciel truqueur, installé sur quelque onze millions de véhicules diesels dans le monde. Un logiciel qui a permis au constructeur automobile de tricher aux tests antipollution aux Etats-Unis.

Point of view

"Nous avons trahi la confiance de nos clients, de nos concessions, de nos salariés, du public et des régulateurs."

Interrogé par le Congrès américain, le PDG de Volkswagen America, Michael Horn, a affirmé avoir été informé début septembre de l’existence de ce système, soit quelques jours avant que le scandale n‘éclate.

“Je voudrais présenter les excuses sincères de Volkswagen pour avoir utilisé un logiciel qui a servi à truquer le régime des tests aux normes antipollution, a-t-il déclaré devant les membres d’une commission parlementaire. Ces faits sont profondément troublants. Je n’imaginais pas qu’une telle chose était possible au sein du groupe Volkswagen. Nous avons trahi la confiance de nos clients, de nos concessions, de nos salariés du public et des régulateurs.”

Michael Horn a expliqué avoir été informé au printemps 2014 d’une non-conformité des émissions des moteurs diesels. Mais il n’avait “aucune raison de suspecter” qu’ils étaient équipés d’un tel logiciel, a-t-il insisté.

Volkswagen a lancé sa propre enquête interne pour identifier les responsables. Le nouveau PDG Matthias Müller a estimé dans la presse allemande que “quelques salariés”, principalement des développeurs, étaient impliqués.