DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Allemagne : plus de la moitié des réfugiés prêts à retourner en Syrie sans Assad


Hongrie

Allemagne : plus de la moitié des réfugiés prêts à retourner en Syrie sans Assad

52 % des réfugiés syriens en Allemagne retourneraient en Syrie si Bachar al-Assad quittait le pouvoir. C’est ce que dit un sondage (le premier réalisé auprès de 900 réfugiés syriens en Allemagne)
rendu public cette semaine par “Adopt a revolution”. Pour 44 % d’entre eux, le départ des djihadistes est aussi une condition de retour, tandis qu’ils ne sont plus que 42 % à réclamer des élections libres.

Voici le lien vers le sondage

J’aimerais retourner en Syrie, mais pas dans ces circonstances. Il faut que ce soir sûr et sécurisé pour revenir, et stable aussi, mais le plus important, c’est l’amour que j’ai pour les gens qui me manquent en ce moment… Mais je ne peux pas y retourner, tant que ça ne change pas.

Cette étude, notre reporter Andrea Hajagos l’a découverte au centre universitaire européen de Budapest lors de débats sur les problèmes des Syriens.

Nous avons rencontré plusieurs intervenants lors de ces débats. Parmi eux, Yahya al-Abudullah. Il vivait à Alep. Après avoir fini ses études en Syrie, on a voulu l’obliger à entrer dans l’armée. Il a refusé et il a dû fuir. Il travaille sur un projet pour les réfugiés.

Je conçois un programme éducatif pour les réfugiés syriens, les Syriens de Syrie ont en encore plus besoin, mais malheureusement, je ne pense pas qu’il soit possible de faire ça là-bas en ce moment. Si c‘était possible, j’irais tout de suite, bien sûr.

Nous avons également rencontré Al-Hakam Shaar, un chercheur qui met sur pied “le projet Alep”. Arrivé à Budapest par la Turquie il y a huit mois, il a vu sa maison détruite par les bombardements l’an dernier. Son objectif : rassembler des données pour participer à la reconstruction de la ville une fois la paix revenue.

Pour moi, c’est très important parce que tous les efforts que nous faisons pour rassembler les souvenirs, les expériences des gens ici sur Alep augmentent les chances de mettre en place à l’avenir un plan de reconstruction fiable.

Selon le projet Alep, la moitié des bâtiments en Syrie a été détruite ou est endommagée. Un tiers de la population a fui le pays et à ce jour, personne ne sait quand la guerre prendra fin pour laisser place à la reconstruction.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Les Etats-Unis dénoncent le "mauvais fonctionnement" des missiles russes en Syrie