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L'absence de revendications après l'attentat d'Ankara suscite de nombreuses questions


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L'absence de revendications après l'attentat d'Ankara suscite de nombreuses questions

Le double attentat le plus meurtrier qu’ait connu la Turquie n’a toujours pas été revendiqué. Un silence qui suscite de nombreuses questions et alimente la colère des victimes, à l’image de ces milliers de personnes qui conspuaient hier le gouvernement en marge de funérailles à Istanbul. Les enquêteurs, eux privilégient trois pistes : les séparatistes kurdes, l’extrême gauche, mais surtout l‘État islamique.

“C’est possible, estime cet analyste, mais on ne devrait pas se limiter à cette hypothèse. C’est une attaque de grande échelle et je pense que ce n’est pas l‘État islamique mais de plus grandes puissances qui peuvent organiser et tirer profit d’un tel attentat. Les djihadistes peuvent être manipulés, comme cela a déjà été le cas dans le passé. Je pense que ce plan a été manigancé ailleurs”, conclut Enver Sezgin du Taraf Daily.

Le Premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu a décrété trois jours de deuil national. Il a rencontré hier le chef de l’opposition du CHP, Kemal Kilicdaroglu, à trois semaines des législatives. “Si les ministres de l’Intérieur et de la Justice respectent les gens de ce pays, les victimes et leurs proches, ils devraient démissionner sans plus d’explication. C’est leur responsabilité politique”, a affirmé Kemal Kilicdaroglu.

Les explosions de samedi ont fait 97 morts selon le gouvernement, 128 d’après le parti pro-kurde HDP durant une manifestation condamnant la reprise des bombardements turcs contre les séparatistes kurdes.

Avec AFP et Reuters

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