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La sidérurgie britannique en péril face à la chute des cours

Les temps sont durs pour le secteur sidérurgique, qui subit depuis le début de l’année la chute drastique des cours de l’acier. Le groupe indien

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La sidérurgie britannique en péril face à la chute des cours

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Les temps sont durs pour le secteur sidérurgique, qui subit depuis le début de l’année la chute drastique des cours de l’acier.

Le groupe indien Tata Steel a annoncé ce mardi qu’il allait stopper la production d’acier en Europe, ce qui devrait entraîner la suppression de quelque 1.200 emplois au Royaume-Uni. En cause, un déferlement sur le marché de produits chinois peu chers, qui contribue à cette chute des cours, associé à une livre forte et aux coûts élevés de l‘électricité.

Actuellement, le prix de l’acier s‘établit à 210 dollars la tonne, contre 490 dollars au mois de janvier. Depuis, il ne cesse de reculer. Les entreprises britanniques craignent pour leur survie face à une concurrence chinoise de plus en plus féroce et, selon elles, inéquitable.

“Les Chinois sont capables de vendre leurs produits moins chers qu’au Royaume-Uni, évidemment en partie grâce à une main d’oeuvre bon marché, souligne Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets. Ils sont capables de produire plus, à faible côut, et d’avoir davantage de parts de marché. Mais le prix que les Chinois ont fixé pour vendre l’acier n’est possible que grâce aux subventions qu’ils reçoivent. Or, c’est une manière de déstabiliser l’industrie au Royaume-Uni et dans d’autres pays.”

Le Premier ministre britannique David Cameron a promis d‘évoquer le sujet de l’acier avec le président chinois Xi Jinping, actuellement en visite à Londres. Le secteur exige des décisions fortes, sachant que des mesures ont déjà été prises. “L’Union européenne a imposé des taxes sur l’acier chinois pour faire en sorte que le prix de l’acier chinois, qui arrive jusqu’aux consommateurs européens soit juste, souligne le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Phillip Hammond. Mais il y a un problème dans cette industrie et nous devons équilibrer les différentes industries et les différents secteurs.”

À l’instar de l’Indien Tata Steel, le Thailandais SSI avait annoncé le mois dernier la suppression de quelque 1.700 emplois dans son usine du nord-est de l’Angleterre. Le sidérurgiste britannique Caparo Industries est également sur le point de déposer le bilan.