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"Faire le tri" dans les réfugiés

L'Allemagne a rappelé que les migrants économiques devraient rentrer chez eux. La République Tchèque est elle accusée de détenir les migrants systématiquement.

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"Faire le tri" dans les réfugiés

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Face aux demandes d’asile qui se multiplient, le ministre allemand de l’Intérieur s’est rendu à Bamberg, au nord de Nuremberg, dans un centre hébergeant des réfugiés.

Thomas de Maizière a tenu à clarifier la politique de son pays, et de l’Union européenne.

Seuls les réfugiés seront acceptés, pas les migrants économiques.

L’Allemagne s’attend à enregistrer l’arrivée de 800 000 à un million de personnes d’ici la fin de l’année.

“Ceux qui ont besoin de protection devraient être autorisés à rester ici, à s’intégrer, à apprendre notre langue et à trouver un travail”, a déclaré Thomas de Maizière. “Mais ceux qui n’ont pas besoin d‘être protégés, même si, cela se comprend, ils veulent vivre une vie meilleure, ils doivent quitter notre pays”, a ajouté le ministre allemand de l’Intérieur.

La police allemande a par ailleurs arrêté à Bamberg une dizaine de personnes, soupçonnées de fomenter des incendies et des actes de violence envers les foyers d’accueil des réfugiés.

La République Tchèque pointée du doigt par l’ONU

L’hébergement des migrants pose également problème en République tchèque, d’après les Nations unies.
Le Haut commissaire aux droits de l’Homme a fermement condamné le pays pour ses mesures de détention dite “systématique” et “dégradante”.

Les candidats à l’exil y sont soumis à une détention de 40 jours pour laquelle selon certains témoignages ils doivent payer 250 couronnes par jour, soit 9 euros.

La route des migrants vers l’Union Europénne – HRW

Retrouvez ci-dessous, dans l’infographie de Human Rights Watch, les routes empruntées par les migrants vers l’Union européenne

© Human Rights Watch