DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Yémen, Afghanistan : MSF s'inquiète du non-respect du droit humanitaire international

L'ONG Médecins sans Frontières victime de bombardements sur un de ses hôpitaux dans le nord du Yémen. Cela intervient moins d'un mois après le raid américain contre un hôpital de MSF en Afghani

Vous lisez:

Yémen, Afghanistan : MSF s'inquiète du non-respect du droit humanitaire international

Taille du texte Aa Aa

Les réactions après les frappes aériennes qui ont touché lundi un hôpital géré par Médecins sans Frontières (MSF) à Haydan dans le nord du Yémen (voir ici)

Point of view

Forcément, on se demande si l'on doit continuer à envoyer du personnel dans ces pays où l'on voit bien que même les forces régulières ne respectent pas les règles du droit humanitaire international.

L’ONG réclame des explications à la coalition arabe, soupçonnée d‘être responsable du raid qui a gravement détruit l‘établissement. MSF souligne que les coordonnées GPS de l’hôpital étaient régulièrement transmises à la coalition, et que le logo de l’ONG était bien visible sur le toit du bâtiment.

Le patron de MSF France met les points sur les i

“Au moins 19 hôpitaux ont été partiellement détruits au Yémen ces 6 derniers mois, rappelle le président de MSF France, Mego Terzian. Les frappes contre notre hôpital à Haydan constituent donc la 20ème attaque du genre. Et c’est considérable !”
Il se dit inquiet de la situation au Yémen, “mais aussi en Syrie et dans tous les pays dans lesquels nous intervenons”. Et d’ajouter : “forcément, on se demande si l’on doit continuer à envoyer du personnel dans ces pays où l’on voit bien que même les forces régulières ne respectent pas les règles du droit humanitaire international.”

Les civils toujours plus fragilisés

Début octobre, c’est à Kunduz en Afghanistan qu’un hôpital de MSF avait été pris pour cible (voir ici). Le raid mené par l’armée américaine a fait 30 morts, dont 13 employés de l’ONG.
Ce qui inquiète Médecins sans frontières et d’autres organisations humanitaires, c’est que cela fragilise encore un peu les civils, déjà très éprouvés par les guerres.