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Syrie : veillée diplomatique avant la réunion ce vendredi dans la capitale autrichienne

La Syrie a-t-elle une chance de sortir de la guerre civile, un conflit qui a déjà fait plus de 250.000 victimes et causé le déplacement de millions

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Syrie : veillée diplomatique avant la réunion ce vendredi dans la capitale autrichienne

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La Syrie a-t-elle une chance de sortir de la guerre civile, un conflit qui a déjà fait plus de 250.000 victimes et causé le déplacement de millions de Syriens ?
L’arrivée, ce jeudi à Vienne, du ministre iranien des Affaires étrangères n’est en tous cas pas passée inaperçue. Mohammad Javad Zarif participe vendredi aux pourparlers internationaux sur la Syrie. Et pour la première fois l’Iranien a rencontré John Kerry, le secrétaire d’Etat américain. Une rencontre improbable : alors que l’un soutient Bachar El Assad, l’autre appuie la rébellion syrienne.

A l’issue de ce tête-à-tête, Mohammad Javad Zarif a déclaré avoir insisté pour que la solution à la situation en Syrie soit “fondée sur un principe qui soit acceptable par toutes les parties, qu’il s’agisse des questions nationales, de la lutte contre le terrorisme, du respect du gouvernement syrien ou du droit des Syriens à décider de leur propre destin “.

Une course pour sortir de l’Enfer

Peu après cette rencontre, le ballet diplomatique s’est intensifié en fin de journée. Au total une douzaine de délégations sont attendues dans la capitale autrichienne.
Et cette fois, les Européens seront bel et bien représentés. Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne a fait le déplacement. “Je crois, a-t-elle déclaré, que c’est déjà un compromis pertinent pour toutes les parties d‘être ici ce soir et demain, d’accepter de siéger ensemble. Ceci est un point de départ très utile. Il y a une semaine à peine, il aurait été difficile d’anticiper une telle réunion”.

Reste à savoir si cette réunion permettra une sortie de crise réelle en Syrie avec ou sans Bachar El Assad.
Avec les Russes et les Iraniens d’un côté, les Américains et les Saoudiens de l’autre côté de la table le défi “n’est rien moins qu’une course pour sortir de l’Enfer”, a prévenu John Kerry.