DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

WISE Awards 2015 : focus sur le Kenya et le Ghana


learning world

WISE Awards 2015 : focus sur le Kenya et le Ghana

En partenariat avec

WISE, le Sommet mondial sur l’innovation pour l‘éducation débute cette semaine à Doha. Près de 1500 experts et responsables politiques discuteront des derniers sujets d’actualité et des préoccupations liées à ce secteur. Dans cette édition, nous rencontrons deux des six lauréats WISE récompensés pour leurs solutions originales à des problèmes d‘éducation séculaires.

Bridge International Academies mise sur la tablette dans ses écoles au Kenya

Environ 2,7 milliards de personnes dans le monde vivent avec seulement 2 dollars par jour. Avec des ressources si limitées, avoir accès à l‘éducation semble irréaliste. Au Kenya, un modèle novateur destiné à aborder le problème de front a été mis en place.

Pour de nombreuses familles en difficultés, il est impossible d’envoyer un enfant dans une école privée de qualité dont le coût avoisine les 6 dollars par mois. Mais l’entreprise Bridge International Academies a prouvé le contraire. Depuis 2009, elle a ouvert 359 écoles privées à faible coût au Kenya. Des écoles en boîte, c’est le concept. Tous les jours, les professeurs reçoivent du siège de l’entreprise, sur leur tablette, cours, exercices et emplois du temps de la journée.

Afin de veiller à ce que chaque école suive la même trame, Bridge International Academies conçoit son programme à son siège de Nairobi. Des experts pédagogiques mettent soigneusement au point les leçons. Tout est stocké dans un serveur auquel un responsable de chaque école a accès. Les professeurs viennent ensuite dans son bureau pour synchroniser leurs tablettes et prendre connaissance de leur programme du jour.

L’objectif du réseau est de gagner de l’argent en standardisant l’enregistrement et en le diffusant à grande échelle.

Depuis six ans, plus de 126 000 élèves ont intégré les écoles de Bridge International Academies au Kenya.
Des établissements similaires commencent par ailleurs à voir le jour au Nigeria. La Fondation veut développer son type d’enseignement dans de nombreuses régions du monde et espère atteindre le chiffre de 10 millions d’enfants en 2025.

Le Ghana fan du “livre audio”

Dans certaines communautés, l‘électricité est rare et les écoles encore plus. Dans ces régions confrontées à de nombreux problèmes sociaux, l’alphabétisation semblent souvent pratiquement impossible. Mais ce reportage au Ghana nous montre comment un simple livre peut transformer des vies.

Une zone rurale dans la région du Haut Ghana occidental. La plupart des gens ici sont des agriculteurs analphabètes. Il n’y a pas d‘électricité et encore moins d’accès aux réseaux de téléphonie mobile. Le “livre audio” (Audio Book), un appareil plutôt abordable, est l’une des principales sources d’information.

Il s’agit d’un outil multimédia qui permet aux personnes vivant en région rurale d’avoir accès à des informations pertinentes concernant l’agriculture et la santé.

Derrière le programme Audio Book, on retrouve l’ONG américaine Literacy Bridge, mais aussi des organisations telles que l’UNICEF ou les programmes Care et Mida. L’information concernant la santé ou l’agriculture est matérialisée sous forme de chanson ou d’interview d’experts et transférée dans le “livre audio”. De simples piles alimentent le gadget qui circule entre les communautés et les bureaux de Literacy Bridge. Les utilisateurs naviguent dans de simples menus audio de différentes langues et peuvent écouter ou réécouter entre 35 et 140 heures d’informations.

Le “livre audio” permet aussi aux auditeurs d’enregistrer leurs questions et leurs commentaires en un simple clic.

Actuellement, 5 000 familles de 50 villages sont en possession d’un livre audio au Ghana.

Le choix de la rédaction

Prochain article

learning world

Science et technologie : comment attirer tous les potentiels ?