DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Pour négocier en Syrie, quelle est la bonne et la mauvaise opposition ?

Dans la perspective du prochain meeting sur la Syrie à Vienne, Moscou veut lister la bonne et la mauvaise opposition avec qui négocier.

Vous lisez:

Pour négocier en Syrie, quelle est la bonne et la mauvaise opposition ?

Taille du texte Aa Aa

Le ballet diplomatique pour régler la crise en Syrie se poursuivait ce mercredi à Moscou. L‘émissaire de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, rencontrait Serguei Lavrov. Le ministre russe des Affaires étrangères s’est aussi entretenu au téléphone avec son homologue américain, John Kerry. Au menu du coup de fil : comment créer une opposition syrienne unie avec qui négocier lors de la prochaine réunion internationale sur la Syrie à Vienne ?

“Nous devons nous entendre sur deux listes, a déclaré Sergueï Lavrov. La première c’est celle des organisations terroristes, pour lesquelles un cessez-le-feu ne s’applique pas. Et la seconde liste est celle des différentes délégations de l’opposition avec lesquelles il y aura des discussions, sous les auspices des Nations unies, et du représentant du secrétaire général qui a un rôle de coordination.”

Selon son représentant, l’ONU est prête à accueillir “dès que possible” des discussions entre le gouvernement syrien et son opposition : “Les acteurs régionaux et la communauté internationale, a déclaré Staffan de Mistura, peuvent aider à rappeler aux deux camps, le gouvernement et l’opposition, qu’il faut commencer rapidement des discussions sans pré-requis d’aucun côté, pour répondre aux questions approuvées au meeting de Vienne.”

Sur le terrain l’armée syrienne a enregistré une victoire sur l’Etat islamique, en reprenant le contrôle total d’une route à Alep, aux mains des islamistes depuis deux semaines. C‘était la seule route possible pour ravitailler les quartiers gouvernementaux et y acheminer des renforts.