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Quid du sort du président syrien Bachar al-Assad ?


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Quid du sort du président syrien Bachar al-Assad ?

Mardi 3 novembre, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe Maria Zakharova a fait savoir que garder Assad au pouvoir n‘était pas crucial pour la Russie.

Sur la radio Echo de Moscou, elle a précisément déclaré “ce que nous avons dit, c’est qu’un changement de régime en Syrie pourrait devenir une catastrophe qui pourrait plonger toute la région dans un trou noir“, puis elle a ajouté “seul le peuple syrien peut décider du sort du président.”

Interrogée alors pour savoir si maintenir Assad au pouvoir était une question de principe pour la Russie, elle a répondu “absolument pas, nous n’avons jamais dit cela. Nous ne disons pas qu’Assad doit partir ou rester“.

Une inflexion semble-t-il de la position russe.

Contexte

Le 30 septembre, la Russie a débuté une campagne de frappes aériennes en Syrie, à la demande de Bachar al-Assad, dont Moscou était jusqu’ici le plus fidèle allié.

Les frappes russes seraient dirigées uniquement contre l’EI et d’autres groupes “terroristes”.
Mais pour Washington et ses alliés, ces raids russes seraient destinés à sauver le régime syrien, et les groupes rebelles seraient les véritables cibles de Moscou.

Mardi, l’armée russe a pourtant affirmé avoir bombardé des “cibles terroristes” grâce à des informations données par ce qu’elle a présenté comme des “représentants de l’opposition syrienne”.

Menant en parallèle une offensive diplomatique, Moscou a assuré ce jeudi être prête à établir des contacts avec l’Armée syrienne libre (ASL) et à lui apporter une couverture aérienne dans sa lutte contre l’organisation Etat islamique (EI), une aide que les rebelles auraient fermement rejetée.

A ce jour, dans le monde, voici la carte des pays engagés de près ou de loin dans le conflit syrien et leurs positions concernant Bachar al-Assad.

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