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Le Green, c'est chic

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Ce qui frappe quand on arrive à Monaco, c’est la densité du tissu urbain. Et pourtant, si on regarde bien, sur les toits, entre les immeubles, la verdure est omniprésente. Sans parler des jardins, certains de renommée internationale.

Au royaume des senteurs

A commencer par la Roseraie Princesse Grace qui a fait peau neuve l’an dernier pour ses 30 ans. Elle est ouverte au public 24h/24. Dès qu’on pénètre dans ce jardin, impossible de résister à l’envoûtement des senteurs. Il y a de quoi faire : plus de 6.000 rosiers classés par thèmes se partagent les 5.000 m².

Jean-Jacques Pinotti, adjoint technique au service de l’Aménagement urbain, a participé aux travaux de réaménagement. L’idée était de permettre au visiteur de s’approcher au plus près des roses. “On a aménagé entre chaque massif de rosiers des petites allées qui serpentent au milieu des roses et on a traité ces allées avec un matériau de recyclage : c’est du noyau de pêche,” précise-t-il.

Car la roseraie est certifiée Espace Végétal Ecologique. “On n’utilise plus de produits chimiques, on utilise essentiellement des auxiliaires biologiques, des coccinelles, des syrphes, des araignées et au niveau des traitements des maladies, on utilise de l’homéopathie,” ajoute-t-il.

Des drones jardiniers

Cela vaut pour tous les jardins et espaces verts publics de la Principauté. Et pour traiter les grands palmiers sans pour autant bloquer le trafic, ce sont des drones qui volent au secours des jardiniers !

Ils ont été conçus par un jeune biologiste monégasque mordu de modélisme, Erwan Grimaud. Le jeune homme de 28 ans pilote ses engins avec une dextérité impressionnante. Il les a équipés de systèmes permettant de répandre des auxiliaires biologiques au coeur des palmiers sous forme de poudre ou de liquides.

Le traitement prend quelques heures seulement, là où une intervention en nacelle prendrait plusieurs semaines, perturbant la circulation alentour.

Coussins de belle-mère

La culture des jardins s’est développée avec le tourisme à Monaco, au début du XXème siècle. Inauguré en 1933, le Jardin exotique doit sa création à la passion d’un jardinier monégasque, Augustin Gastaud pour les plantes grasses, aujourd’hui appelées plantes succulentes. “Ce sont des plantes qui possèdent un organe hypertrophié qui est un organe de stockage de l’eau,” explique le directeur du jardin, Jean-Marie Solichon, autre passionné de plantes succulentes.

“Nous possédons encore une partie des plantes d’Augustin Gastaud. C’est ce qui fait l’originalité du Jardin exotique, ces plantes qui sont plus que centenaires,” souligne-t-il. Parmi elles, d‘énormes boules hérissées. “Ces jolis cactus dorés, ce sont eux qui portent le nom de coussins de belle-mère,” s’amuse-t-il. “C’est vrai que c’est une plante qui n’est pas accueillante du tout ; nos collègues américains sont un peu plus sympathiques que nous puisque ils appellent ces plantes des tonneaux dorés, ce qui est tout de même bien plus poétique,” concède-t-il.

Le Jardin exotique assure aussi dans ses serres une mission de conservation botanique et diffuse du matériel végétal à travers le monde entier.

Perfection nippone

Nous retrouvons Jean-Jacques Pinotti dans un autre jardin exotique : le Jardin japonais. Il a été créé de toutes pièces au début des années 90 sous la houlette d’un paysagiste nippon, Yasuo Beppu. “Le paysagiste Beppu s’est vraiment attaché à suivre et à appliquer les préceptes qui sont enseignés dans les écoles de Kyoto : c’est le royaume des mythes, des légendes, des références à la religion,” détaille Jean-Jacques Pinotti.

Tout y a été calibré au millimètre près, de la forme des végétaux à la disposition des roches et des galets. Toutefois, nuance Jean-Jacques Pinotti, “le paysagiste a voulu intégrer dans son jardin une référence à la Méditerranée et à Monaco et si possible, un vieil arbre puisque la notion de vieillesse, de tradition, de passation de savoir dans les générations au Japon et dans le jardin japonais est extrêmement vivace. Un Japonais qui vient dans ce jardin a l’impression de se retrouver quasiment chez lui !” lance-t-il.

Le pays des mains vertes

A Monaco, la verdure, c’est aussi l’affaire de chacun. Si les promoteurs immobiliers ont l’obligation de traiter tout nouveau toit-terrasse en jardin, les habitants de la Principauté ont volontiers la main verte.

C’est le cas d’Aurélie. Nous la rencontrons sur le jardin en terrasse qui sépare son appartement de celui de sa belle-mère. “C’est ma belle-mère Brigitte qui l’a créé de toutes pièces, elle a tout fait, tout est naturel : par exemple nous avons des tomates et du raisin bio,” nous assure-t-elle. “Ce ne sont que des plantes de la région : on a des oliviers, beaucoup de cactées etc. qui demandent peu d’entretien et des jardiniers viennent s’en occuper tous les deux-trois mois, poursuit-elle, c’est très important d’avoir un espace extérieur à Monaco pour quitter un peu toute cette urbanisation.”

Et c’est dans ce cadre idyllique que s’achève notre édition 2015. Pour plus d’information, consultez nos interviews bonus et mon blog en anglais. Il vous suffit de modifier votre choix de langues dans l’onglet dédié. A bientôt, sur Euronews bien sûr !

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