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Migrants: la relocalisation peine à se concrétiser


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Migrants: la relocalisation peine à se concrétiser

Les migrants au coeur des discussions des ministres européens de l’Intérieur et de la Justice, aujourd’hui à Bruxelles. A deux jours d’un sommet important sur la migration, il y a urgence. Depuis le début de l’année, près de 800.000 demandes d’asiles ont été introduites. Les pays les plus ciblés, appellent à la solidarité.

“Si la Suède et l’Allemagne, les pays les plus touchés, sont débordés et s’ils décident de fermer leurs frontières, alors ça pourrait créer un effet domino”, s’inquiète Jean Asselborn, ministre luxembourgeois des Affaires étrangères. “Je n’imagine pas les conséquences que cela aurait sur les pays des Balkans. Nous devons éviter de mettre l’espace Schengen en danger. Il faut éviter de perdre la tradition humanitaire qui est le ciment de l’Union Européenne”.

En septembre, les 28 ont conclu un d’accord de principe sur la répartition de 160.000 migrants arrivés en Grèce et en Italie. Mais en pratique, rien n’a bougé, ou si peu.

“Il faut mettre en pratique la solidarité européenne, et relocaliser ces 160.000 réfugiés”, martèle Thomas de Maizière, ministre allemand de l’Intérieur. “C’est trop lent, il faut faire mieux. Nous défendons un mécanisme permanent de partage en plus de l’accord sur les 160.000 réfugiés”.

Pour l’instant, seuls 116 réfugiés ont été relocalisés dans l’Union, dont 19 en France et 30 au Luxembourg. D’ici 2017, 3 millions de migrants pourraient rejoindre l’Europe. La question sera débattue mercredi à Malte entre chefs d’Etats européens et africains.

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