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Un nouveau fonds européen en faveur de l'Afrique pour endiguer l'arrivée des réfugiés

L’Union européenne a décidé lors du sommet de La Valette de mettre en place un fonds d’aide pour l’Afrique. La Commission s’est engagée à l’alimenter

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Un nouveau fonds européen en faveur de l'Afrique pour endiguer l'arrivée des réfugiés

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L’Union européenne a décidé lors du sommet de La Valette de mettre en place un fonds d’aide pour l’Afrique. La Commission s’est engagée à l’alimenter à hauteur de 1,8 milliard d’euros. L’institution espère désormais que les États membres auront la même ambition afin d’atteindre l’objectif de 3,6 milliards d’euros. L’envoyé spécial d’Euronews dans la capitale maltaise a interrogé le Commissaire européen chargé de la Coopération internationale et du Développement, Neven Mimica, sur ce nouveau fonds fiduciaire.

Euronews :
« De nombreux pays occidentaux ont eu le même engagement de s’attaquer aux racines de la migration dans le passé. Pourquoi serait-ce différent cette fois-ci ?”

Neven Mimica :
“Ce que nous voulons vraiment faire aujourd’hui, dans le dossier de la migration, c’est de rapprocher la politique de migration et celle du développement. Cela signifie que notre objectif ultime est de faire en sorte que la migration contribue au développement et que le développement contribue à la migration. Dans ce contexte, nous avons besoin d’instruments plus précis, plus ciblés, comme le fonds fiduciaire, qui nous permettra de nous concentrer sur des projets concrets. “

Euronews :
“Le problème ne réside-t-il pas dans le fait que beaucoup de pays que ces gens fuient, comme la Somalie ou l’Érythrée, sont des pays qui ont des antécédents de graves atteintes aux droits humains, je ne pense pas que l’on puisse investir assez de financements dans le développement pour changer cela “.

Neven Mimica :
«Je dirais que notre unique choix est de combiner les programmes de développement, il n’y a pas d’alternative, et nous ne devons pas, nous ne pouvons pas suspendre les discussions sur le lien entre migration et développement pour la seule raison que nous ne soyons pas en mesure d’influencer réellement les droits de l’homme et l’environnement démocratique dans nos pays partenaires “.

Euronews :
“Alors, comment contrôler où ira cet argent. Sera-t-il confié aux gouvernements ou à d’autres instances ?”

Neven Mimica :
«Nous n’avions pas l’intention, et ce n’est toujours pas le cas, de prévoir un soutien budgétaire direct des projets de développement par le biais des gouvernements. Nous préférons passer par nos partenaires pour la mise en œuvre de ces programmes et nos partenaires sont des organisations de la société civile, des ONG et les agences nationales de développement des États membres ».