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Un nouveau test pour mieux dépister le cancer de la prostate


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Un nouveau test pour mieux dépister le cancer de la prostate

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En Suède, les chercheurs de l’institut Karolinska ont découvert un nouveau test pour dépister le cancer de la prostate. Une méthode qui serait plus efficace que celle actuellement utilisée, le dosage du PSA (antigène prostatique), une protéine présente dans le sang. Ce nouveau test a fait l’objet d’un essai clinique, mené sur 60 000 patients. Il permettrait de déceler plus tôt les formes particulièrement agressives de la maladie, et de réduire le nombre de faux tests positifs et de biopsies inutiles. “Ce test m’a permis d’avoir une meilleure qualité de vie, et de vivre plus longtemps”, explique Hans Gustafson, un patient qui a participé à cette étude. “Je peux profiter de mes petits-enfants et les voir grandir. Et j’en suis très heureux”. Cette prise de sang a changé sa vie et permis de dépister la maladie. Traité à temps, il est aujourd’hui guéri. D’après les chercheurs suédois, le dosage du PSA, la protéine sécrétée par la prostate, reflète l’activité de cette glande. Mais il ne permet pas de distinguer un cancer bénin d’une forme plus sévère de la maladie. Ce nouveau test, appelé STHLM3, est un test sanguin lui aussi. Cependant, il analyse une combinaison de six marqueurs de protéine, sur plus de 200 marqueurs génétiques, et prend en compte des données cliniques comme l‘âge, les antécédents familiaux et les précédentes biopsies. Les résultats ont été publiés dans une revue médicale britannique de référence, The Lancet Oncology. “Il y a un intérêt très fort à l‘étranger pour ce test”, indique Henrik Grönberg, professeur de cancérologie à l’institut Karolinska, en Suède. “Nous avons été en contact avec les autorités sanitaires des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de Norvège et du Danemark. Ils sont prêts à démarrer des essais auprès de leur population, dès l’année prochaine”. Le cancer de la prostate est le deuxième cancer le plus répandu chez les hommes. En 2012, il a été diagnostiqué chez plus d’1,2 million de patients dans le monde. Le nombre de malades ne cesse d’augmenter. Au cours des vingt prochaines années, plus de deux millions de patients devraient être touchés chaque année. Mais ce nouveau test laisse entrevoir l’espoir d’un dépistage plus performant.

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