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Vendredi 13, un ovni va entrer en collision avec la Terre


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Vendredi 13, un ovni va entrer en collision avec la Terre

Commençons par rassurer les plus anxieux d’entre nous. Si un corps céleste doit effectivement entrer en collision avec notre planète, un vendredi 13 de surcroît, nous ne risquons rien. Sauf si vous prévoyez de pêcher au large du Sri Lanka. Là peut-être, vous risquez d’être frappé par une pluie de débris provenant de WT1190F, le nom de baptême de cet objet découvert en octobre dernier. Et pour mettre fin à tout suspense, son origine serait… humaine.

Ce sont les scientifiques du Catalina Sky Survey, un département de l’université d’Arizona dont la vocations est de découvrir des objets géocroiseurs, qui ont détecté pour la premières fois cet objet le 3 octobre. En analysant et en compilant de précédentes observations, l’orbite de cet objet a pu être affinée pour établir que ce dernier devrait entrer en collision avec la Terre le 13 novembre vers 6h20 Temps Universel, soit 7H20 heure de Paris. L’impact devrait avoir lieu à une distance comprise entre 60 et 100km au sud des côtes du Sri Lanka. Selon la revue Nature, il s’agit d’un des rares impacts d’objets spatiaux à avoir été prédit avec une si grande précision. Les autorités du Sri Lanka ont d’ailleurs émis un avis pour interdire le survol et la pêche sur zone.


Zone de l’impact, ministère de la Défense du Sri Lanka

Dans un premier temps considéré comme un astéroïde, WT1190F s’est avéré être un débris spatial sans doute issu d’anciens programmes spatiaux. L’objet mesurait entre 1 et 2 mètres, et serait visiblement creux, ce qui indiquerait qu’il s’agirait d’un étage de fusée, ou d’un réservoir. « C’est un morceau perdu de l’histoire de la conquête de l’espace qui est venu nous hanter », explique Jonathan McDowell, un astrophysicien du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics aux Etats-Unis. Le débris pourrait également remonter à l’époque des premières missions Apollo, mais rien n’est moins sûr.


WT1190F, observé le 9 octobre 2015 par le télescope de 2,2 mètres de diamètre de l’Université d’Hawaï

Pour le moment, aucuns pays ou aucunes agences spatiales n‘ont revendiqué la paternité de l’engin. Depuis les prémices de la conquête de l’espace, l’Homme a envoyé dans les cieux une multitude d’engins…. générant donc une multitude de débris.

Mais grâce à la précision de la prédiction de l’impact, les scientifiques s’enthousiasment pour WT1190F. Des experts de l’Agence spatiale européenne ont ainsi été envoyés sur place pour observer l’évènement et « aider les scientifiques à mieux comprendre la façon dont les objets – naturels ou fabriqués par l’homme – réagissent au contact de l’atmosphère terrestre ». Les scientifiques de l’ESA surveilleront l’entrée de l’objet dans l’atmosphère depuis un avion. Selon le scénario le plus vraisemblable, WT1190F se désintégrera et le phénomène « risque d‘être spectaculaire, car pendant quelques secondes l’objet deviendra très lumineux dans le ciel » toujours selon l’ESA. Un navire de la marine Sri Lankaise sera également envoyé sur place pour récupérer de potentiels débris.

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