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La croissance de la zone euro déçoit et pourrait inciter la BCE à agir


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La croissance de la zone euro déçoit et pourrait inciter la BCE à agir

Les économies des 19 pays de la zone euro ralentissent au 3ème trimestre.
La croissance du PIB s‘établit à 0.4% contre 0.3% au deuxième trimestre.
L‘écart, certes léger, est jugé décevant par les analystes, qui tablaient sur le même rythme de croissance qu’au 2ème trimestre.

Si la France, d’ordinaire à la traîne, a amorcé un redémarrage avec 0.3% de croissance du PIB au 3ème trimestre, voire “une nouvelle phase” selon les termes du ministre des Finances Michel Sapin, l’Allemagne observe quant à elle un ralentissement, répercussion de la baisse de l’activité en Chine.

En revanche l’Espagne tire cette croissance vers le haut, avec un bond de son PIB de 0.8%, tandis que l’Italie progresse moins que prévu à 0.2%.

La Grèce, enfin, voit son économie se contracter de 0.5 points de PIB, alors que le pays a imposé troisième trimestre un contrôle des capitaux qui est toujours en vigueur.

“Au troisième trimestre, nous voyons un fort ralentissement de la croissance et qui a continué dans les premiers mois 4ème trimestre, et si vous regardez les exportations allemandes, les commandes d’usine, la production, tout cet ensemble représente un tableau assez sombre”, commente Nick Parsons, chef de la stratégie sur les changes de la Banque nationale d’Australie (NAB).

Ces résultats devraient donner du grain à moudre aux gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), censés se réunir le 3 décembre. Il est question d’assouplir la politique monétaire européenne, s’agissant notamment du programme d’achat de dettes publiques et privées

“La Banque centrale européenne (BCE) a trois armes qu’elle peut éventuellement dégainer. Elle peut changer le cours de la monnaie, elle peut agir sur le volume d’actifs achetés et sur la période d’achats. Je ne pense pas qu’elle va actionner ces leviers dans leur capacité maximale, tout simplement parce qu’elle ne voudra pas griller toutes ses cartouches”, reprend Nick Parsons.

La BCE pourrait en effet augmenter le montant de ses rachats mensuels d’actifs de 60 milliards à 80 milliards, et prolonger son programme dit d’assouplissement quantitatif (QE) au-delà de l‘échéance prévue de septembre 2016.

Avec AFP

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