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L'Afrique, nouveau relais de croissance et d'influence pour la Turquie


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L'Afrique, nouveau relais de croissance et d'influence pour la Turquie

Le président turc Erdogan début janvier à Mogadiscio en Somalie pour inaugurer le nouvel aéroport : un exemple des nombreux investissements turcs en Afrique, une stratégie de long terme alors que les portes de l’Europe semble fermées pour encore un moment. Objectif : gagner des marchés et de l’influence.
“La Turquie souhaite atteindre 50 milliards de dollars en 2016, explique Hasan Öztürk analyste au think Tank turc Bilgesam. Cela ne semble pas réaliste aujourd’hui. La Turquie doit prendre certaines mesures. En ce moment, le pays ne peut pas investir dans la production, ne peut pas construire des usines, par exemple. Car il n’y a pas encore d’accord de libre échange ou d’accorda pour surmonter la double taxation entre la Turquie et les pays africains. Il y a beaucoup de facteurs de ce genre.”

Infrastructures routières et ferroviaires, aéroports, réseaux d’eau potable, écoles, hôpitaux, aide humanitaire, la Turquie investit sur tous les fronts. Turkish Airlines déssert 28 pays africains avec au total 42 destinations.
Depuis 2008, elle a triplé ses liens commerciaux à 30 milliards de dollars par an.

“Les entreprises turques ont signé des contrats pour de nombreuses constructions d’infrastructures comme les autoroutes, les chemins de fer explique Hasan Öztürk analyste au think Tank turc Bilgesam. Une société turque a signé le plus gros contrat en Ethiopie en construisant une ligne de chemin de fer qui traverse la partie nord du pays.

La Turquie veut se poser comme un modèle de relations internationales. Médiateur en Afrique du Nord aux lendemains des “Printemps arabe”, interlocuteur direct dans le conflit syrien, Ankara souhaite devenir incontournable de la diplomatie internationale.

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