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Thessalonique : Desplechin invité d'honneur au festival


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Thessalonique : Desplechin invité d'honneur au festival

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Thessalonique vient de célébrer son 56ème festival de cinéma. Plus de 200 films y ont été présentés dans des salles combles.
Dimitir Eipides est le directeur du festival : “Chaque année on affronte de nouveaux défis. Mon ambition c’est de développer le festival et d’y inclure de nouvelles tendances dans le cinéma indépendant. C’est tout particulièrement ce qui m’intéresse. C’est un festival pour des cinéphiles, et notamment la jeune génération. Je veux que les spectateurs aient l’opportunité de découvrir les nouveaux films. L’art est quelque chose qui se régénère toujours.”

Le prix du meilleur film a été remis à “Béliers” de Grímur Hákonarson. Un film dont nous avons parlé dans notre émission Cinéma box.

Dans une vallée isolée d’Islande, deux frères qui ne se parlent plus depuis quarante ans vont devoir s’unir pour sauver ce qu’ils ont de plus précieux : leurs béliers.

“La terre et l’ombre” de César Acevedo a remporté le deuxième prix. Alfonso est un vieux paysan qui revient au pays pour se porter au chevet de son fils malade. Il retrouve son ancienne maison, où vivent encore celle qui fut sa femme, sa belle-fille et son petit-fils. Il découvre un paysage apocalyptique.

Le foyer est cerné par d’immenses plantations de cannes à sucre dont l’exploitation provoque une pluie de cendres continue. 17 ans après avoir abandonné les siens, Alfonso va tenter de retrouver sa place et de sauver sa famille.

Cesar Acevedo : “Le film parle de sa lutte de sa résistance mais je n’ai pas voulu le faire d’une façon pesante ou conflictuelle je voulais simplement mettre au jour ces problèmes et établir un dialogue avec ces problématiques.”

Francisco Varone est une jeune réalisateur argentin de 37 ans. Avec Camino a la Paz c’est la première fois qu’il présentait un film en Europe.
Le film raconte le parcours d’un vieux musulman qui demande à un chauffeur occasionnel de taxi de l’emmener de Buenos Aires à La Paz pour qu’il puisse prendre un avion pour son pèlerinage jusqu‘à la Mecque.

Francisco Varone : “Quand je rentrais à l’hôtel après le tournage et que je voyais ce que nous devions faire le jour suivant et le jour d’après etc C‘était un peu stressant de voir tous ces kilomètres qu’il nous restait à faire. On plaisantait dans l‘équipe en disant “la prochaine fois, juste deux personnes, dans une maison à Buenos Aires, pas de voitures, pas de chiens” Et je disais oui la prochaine fois je ferai ça.”

Rúnar Rúnarsson suit dans “Sparrows” les pas d’un adolescent qui déménage avec son père quittant la ville de Reykjavík pour un endroit isolé. Il affronte à la fois des relations difficile avec son père et son passage à l‘âge adulte.

Le film a été primé à Saint Sébastien où il a reçu le grand prix.
Rúnar Rúnarsson : “J’ai essayé d‘écrire avec mon coeur et pas avec ma tête. La tête aide parfois le coeur mais pour moi il est important d’utiliser le coeur. D’une façon ou d’une autre tout parle de moi bien sûr, soit de mes propres expériences soit de mon interprétation des choses qu’ont vécu des amis proches.”

Cette année le grand hommage du festival est revenu à Arnaud Desplechin et à sa filmographie depuis son premier film “La vie des morts” en 1991 jusqu‘à “Trois souvenirs de ma jeunesse sorti en mai dernier”.

Arnaud Desplechin : “C’est la première fois que je viens, comme réalisateur. Et cette rétrospective avec des copies restaurées et des copies neuves que je peux montrer au public grec, c‘était extrêmement émouvant. La rencontre avec la salle et les discussions avec la salle étaient… J’ai le sentiment d’ un accomplissement. C‘était, très, très puissant pour moi.”

Yorgos Mitropoulos -euronews : “En dépit de la crise financière et monétaire, le 56ème festival du film de Thessalonique a présenté une de ces meilleures programmation. L’accent a été mis sur des hommages du passé et du présent du monde du cinéma et des productions indépendantes venues du monde entier.”

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