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Saint Denis : un témoin raconte avoir été réveillé par des tirs dès 2h du matin


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Saint Denis : un témoin raconte avoir été réveillé par des tirs dès 2h du matin

Saint Denis ce matin, aux abords du périmètre de sécurité établi par les forces de l’ordre : des tireurs d‘élite sont sur le toit de la basilique St Denis et des habitants du centre tentent de voir ce qui se passe après avoir été bien souvent réveillés et évacués par la police…

Selon le second témoin, les tirs et les fusillades ont commencé bien plus tôt que l’aube, dès deux heures du matin.

J’ai entendu des tirs en rafale, donc je suis descendu de chez moi, j‘étais déjà habillé, j’ai dormi habillé, j’avais un pressentiment, je sais pas pourquoi j’ai dormi habillé, et je suis descendu, il y avait du monde un peu par ici où on se trouve donc je me suis mis ici, c‘était un peu sécurisé je regardais ce qui se passait et là, ça pète… La police nous a demandé de partir subitement, donc toute cette place où nous sommes tous là, ils l’ont vidé“.

J’habite l’immeuble juste à côté, à 2h, j’ai entendu un gros bruit d’explosion d’une bombe, deux minutes après j’ai entendu des bruits de tirs entre les forces de l’ordre françaises, le GIGN et des membres de Daesh et puis ça tirait tellement fort qu’on s’est bloqué dans la salle de bains et ça a duré de 2h jusqu‘à 3h et demi du matin, ça a pas du tout arrêté et après, je vis avec mon amie, elle a eu peur, elle est restée dans la salle de bains, elle est pas sortie et moi, je me suis rapproché près de la fenêtre pour voir ce qui se passait et puis j’ai entendu 7 coups de grenade et entre-temps ça tirait avec les mitraillettes et les kalachnikovs d’un côté“.

Notre témoin Mehmet Kasdas est un réfugié kurde. Il a tourné cette vidéo amateur où l’on voit des ambulances et où l’on entend des tirs. Il vient de Kobané, la ville syrienne ayant résisté aux assauts de Daesh avant d‘être la cible cet été de massacres. Il était visiblement sous le choc :

Le GIGN m’ont fait sortir les mains en l’air jusqu‘à ici, et puis ils m’ont dit de lever les mains, si je devais les descendre qu’ils allaient me tirer dessus quand ils nous ont fait évacuer de l’autre côté, vous voyez derrière l’immeuble, il y a une galerie, à 2h du matin j’ai vu un membre courir ici avec la kalachnikov et la police qui était là et… comme une scène de guerre“.

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