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Des militaires dans les rues, des magasins fermés et des cafés vides en quelques jours à peine l’image de Bruxelles a changé aux yeux du monde. D’une ville où il fait bon vivre, les observateurs parlent maintenant d’une capitale au ralenti et sous tension. Or cette nouvelle réputation pourrait coller longuement à la peau de Bruxelles, une image qui ne doit pas durer selon le maire, Yvan Mayeur. « Nous savons évidemment que Bruxelles c’est aussi la qualité de vie, la joie de vivre, un certain humour donc quelque chose qui est quand même très typique des Bruxellois et de nos quartiers », précise-t-il.
La restauration et l’hôtellerie souffrent particulièrement des mesures de sécurité décidées pendant le week-end. Sans pouvoir donner de chiffres précis le président du secteur évoque des pertes de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Yvan Roque se tourne vers le gouvernement pour aider de convaincre les touristes et les clients de revenir.
Cette atmosphère d’inquiétude et de tension pourrait affecter sur le long terme l’activité économique et l’attractivité de la ville. Bruxelles termine ainsi ses préparatifs pour le marché de noël, censé ouvrir vendredi. La fréquentation pourrait donner une première indication sur les conséquences de cet état d’alerte.