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Echange d'informations: obstacle et solution dans la lutte anti-terrorisme


Le bureau de Bruxelles

Echange d'informations: obstacle et solution dans la lutte anti-terrorisme

Mieux lutter contre le terrorisme. C’est devenu la priorité des priorités en Europe. L‘échange d’informations entre Etats membres est présentée à la fois comme l’obstacle et la solution. Devant le Parlement européen, le coordinateur européen à la lutte contre le terrorisme plaide pour un juste équilibre entre une communication plus efficace et la protection des données personnelles.

“Le plus souvent, les preuves se basent sur l’interception d’e-mail ou d‘éléments qu’on peut se procurer”, explique Gilles de Kerchove, coordinateur anti-terrorisme européen. “Ce n’est pas facile car la plupart des preuves numériques sont stockées sur des serveurs aux USA. Il faut accélérer le processus pour ne plus devoir attendre 8 mois, dans le meilleur des cas, pour obtenir ces preuves”.

Les pouvoirs d’Europol seront bientôt renforcés. A l’avenir, la police européenne devrait pouvoir échanger des informations directement avec des entreprises privées comme Facebook. Reste la question du contrôle des armes au sein de l’Union.

“En voyant ces attaques terroristes en Europe, je me demande pourquoi il semble si simple de se procurer des armes dans l’Union”, s’interroge l’euro-députée allemande de centre-gauche, Birgit Sippel. “Elles doivent pénétrer en Europe, elles sont vendues à certains endroits qui sont connus des terroristes”.

Une rénion des ministres européens de l’Intérieur se tiendra vendredi. Il sera notamment question du fichier européen des passagers. Cette base de données a pour but de tracer chaque passager qui voyage dans l’espace européen. Un dossier plusieurs fois recalé au Parlement européen à cause du manque de garanties sur la protection des données personnelles.

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