DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Le fichage des passagers aériens est sur les rails en Europe.


Le bureau de Bruxelles

Le fichage des passagers aériens est sur les rails en Europe.

L’Europe fait un pas de plus vers le traçage des passagers aériens. Le PNR, le fameux outil anti-terroriste qui faisait débat depuis 2 ans au parlement européen a été voté par la Commission des libertés civiles. Les informations des passagers voyageant vers et au sein de l’Union européenne pourront être gardées pendant 6 mois.

Timothy Kirkhope Député conservateur britannique
“Il s’agit de collecter un peu plus d’informations sur l’itinéraire de la personne qui voyage. Est-ce qu’elle a une seule destination, est-ce qu’elle fait une escale? Le but de cette procédure n’est pas de collecter des informations très personnelles. Nous ne cherchons pas à faire du profilage mais plutôt à repérer les habitudes de déplacement: c’est ça la clé d’un renseignement efficace.”

Le projet doit encore être adopté en séance plénière en janvier ou février, puis sa mise en oeuvre pourrait prendre plusieurs années. Le contrôleur européen n’hésite pas à exprimer ses doutes.

Giovanni Buttarelli European Data Protection Supervisor
“Nous avons commencé à mettre en place le système d’information Schengen en 1985, puis il y a eu Europol. Il faut être réaliste, certaines de ces plateformes n’ont pas été aussi efficaces que nous l’espérions, d’autres commencent tout juste à l‘être après des années. Nous avons besoin d’une réponse contre le terrorisme aujourd’hui, pas d’une nouvelle plateforme qui portera ses fruits à un horizon inconnu. Il faut commencer avec des projets plus sélectifs.”

Il n’est pas exclu que des recours soient déposés auprès de la Cour européenne de justice. Par le passé, les juges ont déjà montré leurs réticences vis-à-vis du fichage.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

Le bureau de Bruxelles

"Ce contenu n'est pas accessible dans votre zone géographique", bientôt du passé?