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La "différenciation" en jeu pour le dernier round de la COP 21


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La "différenciation" en jeu pour le dernier round de la COP 21

Il ne reste que quelques heures aux négociateurs de la COP 21 pour finaliser un accord historique sur le climat.

Les représentants des 195 pays se sont enfermés cette nuit au Bourget pour étudier un ultime projet intermédiaire.

Dans celui-ci, on peut lire que la limite du réchauffement maximal de la planète doit être “bien en-deça de 2°C”.

Le document entérine aussi la volonté de poursuivre des efforts “pour limiter la hausse à un 1,5°C”.

“Nous voulons un accord, nous sommes extrêmement proches du but. Nous devons donc faire preuve de la responsabilité nécessaire pour trouver dans les heures qui viennent un terrain d’entente universel. Bref, il est temps de conclure”, déclarait ainsi Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, ce jeudi soir.

Reste la question de la différenciation sur les efforts à fournir entre pays riches et pays en développement : c’est le principal point d’achoppement.

Les pays développés pourraient verser une aide de 100 milliards de dollars annuels à partir de 2020.

Pour Alix Mazounie, responsable des politiques internationales pour le RAC France, Réseau Action Climat France, “la stratégie derrière cette prise de risque, c’est d’obliger les Etats à s’exposer finalement. S’ils ont envie d‘être responsables d’un échec à Paris, maintenant, ils sont obligés de le dire clairement. Ils sont obligés de dire : “je refuse ce paragraphe” et en refusant ce paragraphe, évidemment, ce n’est pas que des mots, c’est derrière de véritables engagements. Donc, cela va obliger les Etats à sortir de leur posture et à rentrer dans le vif des négociations”.

“Pour les ONG, ce dernier projet d’accord est presque trop beau pour être vrai puisqu’il contient un grand nombre d‘éléments-clés réclamés par la société civile. Mais ces organisations reconnaissent aussi que des questions essentielles restent en suspend et non des moindres puisque ces décisions politiques relèvent, in fine, des chefs d’Etat”, conclut Grégoire Lory, envoyé spécial d’euronews à la COP 21.

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