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Ciudadanos et Podemos : deux jeunes partis politiques pleins de promesses et d'espoirs


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Ciudadanos et Podemos : deux jeunes partis politiques pleins de promesses et d'espoirs

Ciudadanos (Citoyens) est l’un des nouveaux partis à avoir émergé avec la crise économique et politique en Espagne.

Né en Catalogne, Ciudadanos est devenu la deuxième force politique du parlement régional depuis les élections de fin septembre. Et les sondages le placent en troisième, voir en seconde position pour les législatives du 20 décembre.

Son leader, Albert Rivera, est un ancien membre de “Nuevas Generaciones”, les jeunesses du Parti Populaire, qui, en 2006, ont fondé ce parti. Il prône le libéralisme économique, la défense de l’unité de l’Espagne face aux nationalismes périphériques, et prêche pour la fin du bipartisme.

Le slogan du parti “Ilusion” représente l’espoir, l’espoir d’en finir avec le système de gouvernance post-Franco, d’en finir avec ces deux partis qui se ressemblent…

Nous ne voulons pas pactiser avec Rajoy (PP) et Sánchez (PSOE, socialiste), nous voulons vaincre Rajoy et Sánchez, c’est très différent… Il existe un pacte PP-PSOE pour que rien ne change, il y a un pacte pour nous faire croire que nous sommes tous rouge ou bleu, dont le but est de maintenir une partitocratie obsolète, il y a un pacte pour cacher la corruption“ expliquait Albert Rivera en meeting.

Ses partisans sont sous le charme de la nouveauté et les promesses de vraies réformes qu’il dit incarner :

J’ai déjà 63 ans et c’est une nouvelle flamme, c’est quelque chose qui tombe bien“.

Je pense qu’Albert Rivera va être le prochain Premier ministre, je le soutiens en tout parce que je crois qu’un changement est réellement nécessaire, spécialement en Catalogne et je crois que ses propositions sont innovantes et tout à fait viables.

Compte-tenu de sa population, la Catalogne est l’une des régions clef pour remporter les législatives.

Sergio del Campo est la tête de liste de Ciudadanos à Tarragone.
Il tient un discours qui parle aux Espagnols malmenés par l’austérité :

Il faut par-dessus tout consolider les piliers de tout Etat démocratique de droit, la santé publique, l’Education publique et les retraites.

Si le message de Ciudadanos (Citoyens) est bien ancré en Catalogne, Podemos, autre jeune parti politique avec des ambitions électorales, a déjà mis en oeuvre ses propositions en Andalousie, où il gouverne quelques communes importantes“ explique notre envoyé spécial Francisco Fuentes.

C’est le cas à Cadix, sur la côte atlantique de l’Andalousie. Dans ce département, le chômage est à 37,18 %, le plus haut de toute l’Union européenne, le chômage des jeunes atteint 75 %.

Noelia Vera, journaliste de 30 ans, est la tête de liste de Podemos pour Cadix, elle est aussi la responsable de la communication du parti :

Nous proposons cinq grandes garanties, dont la première, évidemment, est de protéger et renforcer les droits sociaux, la deuxième de renforcer la lutte contre la corruption, de renforcer la justice qui doit être indépendante des partis politiques de passage au gouvernement. Nous pensons aussi qu’il faut respecter la diversité des peuples d’Espagne, et qu’il doit y avoir plus de démocratie et de transparence.

Placé quatrième dans les sondages et donc en position d‘éventuel faiseur de roi, Podemos est le parti issu du mouvement des jeunes indignés du 15M .

Je crois que dans ce pays, nous avons besoin d’un changement, nous en avons assez de ce que nous avons vécu ces dernières années, et surtout les jeunes comme moi, nous espérons qu’on nous donne notre chance“ explique une jeune femme.

Le leader charismatique de Podemos, c’est Pablo Iglesias. Professeur de sciences politiques de l’Université Complutense de Madrid et ex-député européen, il se présente comme la vrai gauche, celle qui parle vrai, face à ceux qu’il qualifie de “caste” :

Je m’adresse à toutes ces personnes qui réfléchissent pour qui voter, qui ne savent pas quoi voter, je leur demande de réfléchir, de penser aux personnes, que le temps est venu d’en finir avec les goujats, les profiteurs, les voyous, ceux qui ont démontré qu’entrer en politique était un moyen de s’en mettre plein les poches, de s’enrichir. Nous avons besoin de gens formés, de gens dignes qui ne fassent pas de promesses, mais offrent des garanties.

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