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France : des portiques de sécurité pour les passagers des Thalys

La ministre en charge des transports Ségolène Royal a testé ces dispositifs à la gare du Nord à Paris. Elle souhaite les étendre aux TGV et aux TER.

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France : des portiques de sécurité pour les passagers des Thalys

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Renforcer la sécurité dans les trains : le gouvernement français y pensait depuis plusieurs mois. Les attentats du mois de novembre à Paris ont accéléré les choses.

Concrètement cela va se traduire notamment par l’installation de portiques de sécurité pour accéder aux trains Thalys au départ de la gare du nord à Paris et dans la gare de Lille Europe.
En plus de portique de sécurité pour les passagers, il y aura des scanners à rayons X pour les bagages.
Ces équipements seront opérationnels à partir de dimanche.

Ségolène Royal teste un portique

Ce jeudi, la ministre française en charge des transports Ségolène Royal s’est rendue à la gare du Nord pour tester ces dispositifs.

La ministre souhaite que ces dispositifs puissent être étendus à toutes les lignes TGV et même aux trains régionaux.

Ségolène Royal en a profité pour un point sur les mesures de sécurité dans les trains et les gares.

“(Ce dispositif correspond à…) ce que j’avais demandé il y a plusieurs mois, c’est-à-dire la possibilité de contrôles aléatoires à l’intérieur des trains, des contrôles de billets quand on rentre dans le train, des fouilles de sacs aléatoires qui sont nécessaires, et le déploiement de brigades avec des chiens parce que c’est ce qui sécurise le plus.“, Ségolène Royal.

Cela va-t-il ralentir l’embarquement ?

Ségolène Royal a assuré que ces dispositifs de sécurité ne devraient pas trop ralentir l’embarquement des passagers. Il suffirait d’arriver “20 minutes avant le départ du train”, comme par le passé, a-t-elle indiqué.

De son côté, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) juge la méthode “irréaliste” car elle “ralentirait la circulation et l’embarquement des voyageurs”.

Le coût de ces dispositifs

Selon la SNCF qui partage la gestion du Thalys avec les chemins de fer belges et allemands, l‘équipement d’un quai coûte 2,5 millions d’euros chaque année, frais de personnel compris.
Le coût des installations à Paris et à Lille est assumé par l’entreprise publique à ce stade.

La ministre a précisé que le financement ne devait pas être un problème car, a-t-elle ajouté, “la sécurité a peut être un coût mais n’a pas de prix“.

Pour aller plus loin

>> “Aéroports : la sûreté à tout prix”, article paru dans Usine digitale, à lire ici

>> “Sécurité ferroviaire : l’Espagne passe les bagages aux rayons X”, article paru dans Le Figaro, à lire ici