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Le difficile chemin vers l'Europe des candidats à l'exil

Les bateaux surchargés franchissent les uns après les autres la dizaine de kilomètres qui sépare la Turquie de l‘île grecque de Lesbos. Arrivés en

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Le difficile chemin vers l'Europe des candidats à l'exil

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Les bateaux surchargés franchissent les uns après les autres la dizaine de kilomètres qui sépare la Turquie de l‘île grecque de Lesbos.

Arrivés en Europe, les ressortissants en provenance des pays en guerre ont droit au statut de réfugié : ils sont Syriens, Iraquiens et Afghans et peuvent aller plus loin.

Pour tous les autres, la frontière est fermée, mais le voyage a été long, personne ne veut faire demi-tour, c’est l’impasse.

“Ici, ce n’est pas la vie, nous n’avons rien à manger et il fait froid” dit Ahmed, un Marocain bloqué depuis six jours en Grèce.

“Nous n’avons aucune solution, nous ne savons pas comment continuer notre voyage. Sans solution, nous ne savons pas quoi faire” se plaint en écho Rasidi, un autre jeune marocain arrivé il y a peu.

Qu’ils soient Marocains, Tunisiens ou Iraniens, beaucoup ont déboursé de grosses sommes pour acquérir de fausses cartes d’identité qui sont souvent repérées par les douaniers grecques à Eidomeni, un point de passage sur la frontière avec l’ex République yougoslave de Macédoine.

C’est le cas de Shepehr, un jeune iranien qui a payé 1600 euros pour de faux papiers syriens.

“A vingt ans, personne ne quitterait son pays et sa famille pour des raisons économiques” dit-il. “J’ai dû quitter ma famille parce que je n’avais pas le choix. Je ne voulais pas prendre le risque d‘être envoyé en prisons pour de longues années, ou d‘être exécuté, tout ça parce que j’ai trouvé ma voie dans une autre religion.”

Une délégation du Comité économique et social européen s’est déplacée à Eidomeni et à Lesbos pour évaluer la situation et prendre contact avec les ONG sur place.

Zoé appartient à une de ces ONG consacre une partie de son temps aux réfugiés.

“L’Europe doit réaliser son devoir d’aider ces gens” dit-elle. “Les gouvernements doivent le comprendre. La guerre doit être arrêtée. Ces gens doivent recevoir de l’aide et ne pas être rejeté. Il n’y a rien de pire, pas plus terrible pauvreté que de se sentir rejeté.”

“La frontière avec l’ex République yougoslave de Macédoine est juste là” explique Panos Kitsikopoulos, l’envoyé spécial d’Euronews. “Pour les Grecs, Eidomeni n’est qu’un point de passage vers leurs voisins alors que pour les caravanes de réfugiés, il s’agit d’une nouvelle étape vers la Terre Promise : l’Europe Occidentale.”