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Une année de scandales et de chaos

“Annus horribilis” : une année horrible, désastreuse. Cette expression en latin décrit bien ce que 2015 a été pour deux des instances les plus

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Une année de scandales et de chaos

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“Annus horribilis” : une année horrible, désastreuse. Cette expression en latin décrit bien ce que 2015 a été pour deux des instances les plus puissantes dans le monde du sport : la FIFA et l’IAAF. Après les révélations de corruption à grande échelle en football est venu le temps d’une vaste affaire de dopage dans l’athlétisme. Des scandales qui ont ébranlé le sport, ses fondations et ses dirigeants.

La FIFA au plus bas

Tout a commencé le 27 mai dernier juste avant l‘élection à la présidence de la FIFA quand la police suisse, à la demande de la justice américaine, a interpellé plusieurs dirigeants de l’instance internationale dans un hôtel de luxe de Zurich.

En cause : les conditions d’attribution des Coupes du monde 2018 à la Russie et 2022 au Qatar. Des choix qui à l‘époque déjà, il y a cinq ans, avaient suscité pas mal d’interrogations.

Mis en cause pour corruption et blanchiment d’argent, certains des dirigeants arrêtés ce jour-là ont été extradés vers les Etats-Unis.

Quant à Sepp Blatter, cinq jours après sa réélection, il a annoncé qu’il quitterait bientôt son poste de patron de la FIFA avant d‘être suspendu par la Commission d‘éthique pour un versement fait à Michel Platini en 2011.

Un chèque de 2 millions de francs suisses, soit 1,8 million d’euros, pour un travail effectué neuf ans plus tôt.

Triste fin de règne donc pour Sepp Blatter qui avait accédé à la tête de la Fédération internationale en 1998, avec l’aide de Michel Platini, et qui cédera son fauteuil à l’issue du scrutin prévu le 26 février prochain.

Diack et Coe dans la tourmente

Les scandales de dopage ne sont pas nouveaux en athlétisme, mais quand Sebastian Coe a remplacé Lamine Diack à la tête de la Fédération internationale en août dernier, il ne s’attendait sans doute pas à devoir gérer une crise sans précédent.

L’Agence mondiale antidopage a publié un rapport de 335 pages pointant du doigt la Russie qui aurait mis en place un système de dopage organisé.

Il y est question de “culture de la tricherie profondément enracinée” et de 1417 échantillons détruits volontairement par le laboratoire de Moscou.

Du coup, les athlètes russes ont été bannis de toute compétition jusqu‘à nouvel ordre, et cette suspension pourrait les priver des Jeux de Rio.

Lamine Diack a lui été mis en examen pour “corruption passive” et “blanchiment aggravé”.

Pour étouffer des cas de dopage d’athlètes russes, le dirigeant sénégalais aurait accepté de l’argent afin de financer une campagne politique.

Sebastian Coe a lui été accusé d’avoir faire pression pour qu’Eugene obtienne l’organisation des championnats du monde en 2021.

Eugene, dans l’Oregon, est le fief de Nike, dont l’ancien roi du demi-fond a été l’ambassadeur pendant 37 ans…

Les All Blacks pour ne pas broyer du noir

2015 n’a pas été qu’affaires de dopage et de corruption. La huitième édition de la Coupe du monde de rugby nous a offert un rayon de soleil au milieu d’une période sombre de l’histoire du sport. Vingt nations se sont affrontées en Angleterre et au Pays de Galles pour la conquête du trophée Webb Ellis. L’hémisphère sud a dominé les débats et les All Blacks, magistraux, sont sortis du lot pour réécrire quelques pages d’histoire.