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Tensions et couvre-feux dans l'est de la Turquie

Les militants du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, enterre quotidiennement leurs morts à Diyarbakir, dans l’est de la Turquie. Ce jeudi

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Tensions et couvre-feux dans l'est de la Turquie

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Les militants du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, enterre quotidiennement leurs morts à Diyarbakir, dans l’est de la Turquie. Ce jeudi, comme souvent, les funérailles se sont terminées dans la violence. La police a dispersé la foule qui se dirigeait vers le centre-ville à l’aide de canons à eau.

Le quartier de Sur, centre historique de la ville est sous couvre-feu depuis trois semaines.

Situées près des frontières de l’Irak et de la Syrie, les villes de Cizre, Silopi, et Nusaybin, considérées comme des bastions du PKK, sont depuis début décembre sous couvre-feu et sous blocus de l’armée.

Ici, à Cizre, les gens n’ont pas pu sortir de chez eux depuis dix jours. Ils n’osent s’aventurer dans les rues que pour acheter de quoi subvenir à leurs besoins auprès des vendeurs ambulants

“Je distribue ces oeufs parce que les gens sont pauvres. Il n’y a pas d’eau, pas de téléphone. Les transports sont interrompus. Les routes sont coupées. Qu’est-ce que c’est que ça ? Ils font preuve de violence barbare à l’encontre des Kurdes. ça suffit. Combien de temps ça va durer ? “, se demande un vendeur ambulant.

Depuis août, plus de quarante couvre-feux ont ainsi été imposés dans une vingtaine de villes, parfois pour quelques heures, souvent pour plusieurs jours.

Le gouvernement turc semble déterminé à briser le PKK par la force. Depuis les dernières élections, plus de 10 000 militaires et policiers sont mobilisés dans l’est du pays.