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Portugal : un président, 10 candidats


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Portugal : un président, 10 candidats

C’est parti ! La campagne pour les présidentielles du 24 janvier vient de démarrer au Portugal avec un nombre record de dix candidats, une première en 40 ans de démocratie.

Au Portugal, les aspirants à la présidence du pays sont des candidats indépendants, toutefois les partis politiques peuvent faire des recommandations de vote.
Et ils le font, sauf exception…

Le favori des sondages, c’est Marcelo Rebelo de Sousa. Il est soutenu par le parti de centre-droit PSD, dont il a été l’un des dirigeants à la fin des années 90. A 67 ans, ce professeur de droit est très connu du grand public, car pendant 15 ans, il a été commentateur politique à la télévision. Il est crédité de 52,6 % d’intentions de vote selon un sondage paru samedi et pourrait donc être élu dès le premier tour.

Mais ce n’est “pas gagné”, selon António Sampaio da Nóvoa, sûr de lui, qui entend bien se retrouver au second tour qui aura lieu le 14 février et verra donc s’affronter les deux candidats les plus votés du premier tour qui n’aurait pas passé la barre des 50 %.
Indépendant de gauche, Sampaio da Nóvoa est crédité de 16,9 % des intentions de vote. Ex-recteur de l’Université de Lisbonne, il est soutenu par deux anciens présidents socialistes.

Ancienne ministre de la Santé de deux gouvernements socialistes et ex-présidente du PS, Maria de Belém, 66 ans, cherche aussi les voix des électeurs de gauche. Et pourtant, le Parti socialiste ne lui a pas accordé explicitement son soutien. Le PS, c’est l’exception que j‘évoquais, n’a pas voulu prendre officiellement position pour l’instant, voulant prouver sans doute que faire acte de candidature à la présidence est avant tout un acte citoyen.

Marisa Matias, 39 ans, sociologue, est la plus jeune des candidats en tête. Soutenue par le Bloco de Esquerdas (Bloc de Gauche) qui fait partie de l’alliance qui soutient le gouvernement socialiste, elle était eurodéputé depuis 2009. Elle se déclare “européiste” mais contre les “dicktats de Berlin et Francfort” dans l’Union européenne.

Autre candidat en lice pour les électeurs de gauche, l’ancien prêtre et député, soutenu par le Parti communiste, Edgar Silva, 53 ans. Le PC fait aussi partie de l’alliance de gauche qui soutient le gouvernement socialiste en place à Lisbonne.

Le prochain président devra remplacer le conservateur Anibal Cavaco Silva, et sera donc confronté à un scénario inédit au Portugal. Le socialiste Antònio Costa ayant formé un gouvernement avec le soutien d’autres partis de la gauche après la victoire insuffisante des conservateurs aux législatives.

Le président portugais a des pouvoirs importants, dont celui d’opposer son veto aux lois ou de dissoudre le Parlement.

Avec agences

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