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Écartelé, le Parlement espagnol célèbre sa session inaugurale


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Écartelé, le Parlement espagnol célèbre sa session inaugurale

En Espagne, le parlement a tenu ce mercredi sa première session. Un parlement écartelé qui espère rapidement dégager une majorité gouvernementale. Les alliances sont la seule alternative.

Le parlement issu des élections législatives de décembre a siégé pour la première fois ce mercredi. Un Parlement écartelé entre quatre partis et qui espère rapidement dégager une majorité gouvernementale. Car aucune force n’a la majorité nécessaire pour gouverner et les alliances sont la seule alternative.

La situation est inédite dans la vie politique espagnole depuis que l’Espagne a retrouvé la démocratie en 1978, après la dictature Franco. Autre première, le Congrès des députés s’est doté d’un président n’appartenant pas au parti vainqueur des élections, soit le Parti populaire de Mariano Rajoy.

C’est en effet le socialiste Patxi Lopez qui a accédé mercredi à la présidence du Congrès à Madrid, grâce aux voix des socialistes et de Ciudadanos.

Dans son discours devant les élus, Patxi Lopez a plaidé pour le “dialogue et l’accord, éléments fondamentaux de la vie politique en démocratie”, selon lui.

Le Premier ministre Mariano Rajoy à, lui, proposé une grande coalition.

“Au Parti populaire, nous croyons que parvenir à un accord est très important pour former un gouvernement. Cet accord devrait être, à mon avis, un accord entre le Parti populaire – qui devrait assumer la responsabilité de gouverner, car il est le parti le plus représenté – le Parti socialiste et Ciudadanos”, a-t-il dit.

Désireux de trouver un consensus pour être réélu, Mariano Rajoy, a proposé que cet accord soit établi pour quatre ans et qu’il approuve les réformes dont l’Espagne a besoin.

Il a aussi annoncé qu’il demanderait un vote de confiance à la fin du mois afin de rester Premier ministre même sans majorité absolue du Parti Populaire à la chambre basse.

Une journée politique riche donc au Parlement espagnol que ce mercredi. Mais une image en particulier a fait le buzz, celle de la députée espagnole Carolina Bescansa, du parti de gauche Podemos allaitant son bébé dans l’hémicycle. Une attitude qui a provoqué la polémique sur les réseaux sociaux et déclenché une vague de critiques à droite.

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