DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Décès d'Ettore Scola, "maestro" parmi les maîtres du cinéma contemporain

Le cinéaste italien est décédé ce mardi à l'âge de 84 ans. Les témoignages se multiplient pour lui rendre hommage.

Vous lisez:

Décès d'Ettore Scola, "maestro" parmi les maîtres du cinéma contemporain

Taille du texte Aa Aa

Un grand maître, un homme extraordinaire, resté jeune jusqu’au dernier jour de sa vie“. Ces mots sont ceux du ministre italien de la Culture, réagissant à la mort d’Ettore Scola.

Le cinéaste s’est éteint ce mardi à l‘âge de 84 ans.
Il laisse derrière lui, de nombreux films, certains considérés comme des chefs d‘œuvre du cinéma. Ainsi “Une journée particulière“ avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni.

“Un ami de la France”

Réalisé en 1977, le film “Une journée particulière“ recevra de nombreuses récompenses notamment le César du meilleur film étranger en 1978.
Ettore Scola étaient un des cinéastes italiens les plus liés à la France.

Cinéaste engagé, il aura filmé le peuple italien, les soubresauts de l’Histoire et de la politique comme nul autre, et porté un regard d’une rare lucidité sur la société italienne de son époque. Ettore Scola aura également été l’un des plus français des cinéastes italiens. Grand connaisseur de l’histoire de France, (…) il fut également marqué par ses auteurs (…). C’est cet immense cinéaste et cet ami de la France que nous pleurons ce soir.Fleur Pellerin, ministre française de la Culture

En 2009, l’institut Lumière à Lyon lui avait rendu hommage (voir ici).

Euronews l’avait interviewé à cette occasion.
Le cinéma peut-il influencer la politique?“, lui avait-on demandé.

Je ne pense pas que le cinéma puisse transformer la réalité. Et puis influer sur la politique, ce n’est pas simple ! Cela étant dit, ce que je crois, c’est que le cinéma peut agir sur les mentalités de celles et ceux qui regardent les films. Un film peut susciter des interrogations, il peut amener le public à se poser des questions qu’il ne se serait pas poser autrement, peut-être même instiller une forme de doute dans l’esprit du spectateur.Ettore Scola

Né en 1931 près de Naples, Ettore Scola avait rapidement fait de Rome sa ville d’adoption, prenant la “ville éternelle” comme cadre de nombreux films pour dépeindre la société italienne pendant près d’un demi-siècle.

Liste de ses principaux films

- 1964 : “Se permettete parliamo di donne” (Parlons femmes)

- 1974 : “C’eravamo tanto amati” (Nous nous sommes tant aimés)

- 1975 : “Brutti, sporchi et cattivi” (Affreux, sales et méchants)

- 1977 : “Una giornata particolare” (Une journée particulière)

- 1979 : “La terraza” (La terrasse)

- 1981 : “Il mondo nuovo” (La nuit de Varennes)

- 1983 : “Le Bal”

- 1986 : “La famiglia” (La famille)

- 1990 : “Il viaggio di capitan Fracassa” (Le voyage du capitaine Fracasse)

- 1998 : “La Cena” (Le dîner)

- 2003 : “Gente di Roma” (Les gens de Rome)

- 2013 : “Che strano chiamarsi Federico” (Comme c’est étrange de s’appeler Federico), documentaire sur Federico Fellini

Quelques-unes des réactions sur Twitter