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Négociations de paix en Syrie : désaccords sur la liste des participants

Prévus le 25 janvier à Genève, des pourparlers pour une solution politique s'annoncent ardus en raison de désaccords sur la composition de la délégation de l'opposition syrienne. Les chefs des d

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Négociations de paix en Syrie : désaccords sur la liste des participants

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Y aura-t-il des négociations de paix sur la Syrie lundi prochain à Genève ? John Kerry et Sergueï Lavrov se sont rencontrés une nouvelle fois aujourd’hui pour convaincre toutes les parties de s’asseoir à la même table. Car si le gouvernement de Bachar al-Assad a donné son feu vert de principe, l’opposition syrienne est en désaccord sur la composition de sa délégation. Une guerre des clans qui pourrait bien faire capoter ces discussions. Mais le chef de la diplomatie russe est confiant : “Les discussions vont commencer dans les prochains jours, en janvier (…) Nous nous sommes mis d’accord sur le fait qu’une fois le processus politique aura démarré, nous serons capables de parler d’un cessez-le-feu.”

La plus importante coalition de l’opposition syrienne accuse la Russie, alliée de Damas de vouloir associer aux négociations des groupes proches du pouvoir. Elle souhaite être la seule à pouvoir représenter l’opposition aux pourparlers de Genève qui doivent se tenir sous l‘égide de l’ONU. Mohamed Allouche, membre du bureau politique de Jaich al-Islam, groupe armé pro-saoudien, a été désigné négociateur en chef de la délégation, a indiqué le coordinateur général de l’opposition Riyad Hijab lors d’une conférence de presse en Arabie saoudite : “Il doit y avoir un environnement clair. Il doit y avoir un programme clair pour les négociations de travail vers une transition politique et ne pas aller discuter et perdre du temps alors que des Syriens meurent sous les bombardements et à cause de la faim. Cette situation est inacceptable. La Russie empêche les négociations , donc il n’y a pas de négociations.”

Selon une feuille de route déjà définie à Vienne en novembre par 17 pays —dont les grandes puissances et des protagonistes du conflit comme l’Arabie Saoudite et l’Iran— un cessez-le-feu doit être conclu, un gouvernement de transition formé et des élections organisées dans un délai de 18 mois. Ce processus de Vienne a été validé le 18 décembre à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU.

A Paris, les ministres de la Défense des sept pays les plus engagés dans les frappes en Syrie et en Irak estiment que la Russie frappe trop la rébellion susceptible de participer à un réglement politique de la crise et pas assez les jihadistes.