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Réfugiés : l'Autriche réduit ses quotas, l'Allemagne prône une solution européenne

Le temps d’attente des familles immigrées s’est allongé ces derniers jours à la frontière entre la Slovénie et l’Autriche. 500 soldats

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Réfugiés : l'Autriche réduit ses quotas, l'Allemagne prône une solution européenne

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Le temps d’attente des familles immigrées s’est allongé ces derniers jours à la frontière entre la Slovénie et l’Autriche. 500 soldats supplémentaires ont été déployés ce mercredi au principal point de passage entre les deux pays, pour renforcer les contrôles des migrants. La politique d’accueil de l’Autriche se durcit… Vienne veut au moins diviser par deux le nombre de demandeurs d’asile en 2016, par rapport à 2015. Ce pays de 8.5 millions d’habitants avait alors accepté 90 000 demandeurs d’asile.

“Nous ne disons pas à la légère que nous ne pouvons pas accepter tous les demandeur d’asile de l’Europe, donc nous avons fixé un nombre, qui découle d’un calcul, donne une dimension de l’accueil, comme une valeur approximative de ce que nous pouvons accepter”, a expliqué le chancelier autrichien Werner Faymann (SPÖ, sociaux-démocrates).

L’Allemagne, qui a accueilli 1.5 million de réfugiés depuis 2012, a abordé par la voix de sa chancelière la question de limiter l’afflux de migrants en décembre.

“Nous convergeons tous sur la nécessité de réduire de façon perceptible et soutenue le nombre d’arrivées de réfugiés, a précisé Angela Merkel. Je pense que nous devrions commencer par lutter contre les causes de la migration et trouver une solution européenne, et je suis sûre que nous aurons un débat ouvert et de qualité sur ce point.”

Alors que l’Allemagne se rapproche aussi de la Turquie pour chercher des solutions à la crise migratoire européenne, une opération conjointe des polices allemande et turque ont permis ce mercredi de démanteler un réseau de passeurs.
35 personnes ont été arrêtées. Parmi elles, une majorité de Syriens, membres d’un réseau proposant des traversées de la Méditerranée, parfois sans équipage, et moyennant un certain prix (environ 5000 euros par réfugié).
Ce réseau a permis aux passeurs d’empocher la somme de près de 9 millions d’euros.

Avec AFP