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L'éducation d'urgence

Le nombre de personnes déplacées à travers le monde en raison des guerres et des persécutions a atteint des records. Comment l‘éducation peut-elle

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L'éducation d'urgence

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Le nombre de personnes déplacées à travers le monde en raison des guerres et des persécutions a atteint des records. Comment l‘éducation peut-elle nous aider à fournir une réponse humanitaire efficace ? Comment faire en sorte que les travailleurs humanitaires présents sur le terrain soient préparés au mieux pour fournir une réponse d’urgence efficace ? Dans cette édition, découvrons deux initiatives en la matière.

Jordanie : l’enseignement en temps de crise

Forte de plus de 11 000 membres, le réseau international pour l‘éducation en situations d’urgence (INEE), vise à garantir l’accès à une éducation sûre et de qualité en situation d’urgence. Illustration dans le camp de réfugiés de Zaatari en Jordanie.

Situé à la frontière syrienne, ce camp abrite environ 80 000 réfugiés syriens. Pour les enfants qui s’y trouvent, cela signifie aller dans une nouvelle école, si tant est qu’il y ait des places disponibles. Haneen est assistante d‘éducation. Avec des travailleurs sociaux et des spécialistes, elle reçoit les familles et tente, avec elles, de les aider à surmonter les difficultés auxquelles elles sont confrontées.

Grâce au réseau international pour l‘éducation en situations d’urgence (INEE), Haneen a su développer ses compétences personnelles. Elle a appris comment mieux impliquer les réfugiés dans une communauté.

La jeune femme a suivi une formation dispensée par le Réseau international pour l‘éducation en situations d’urgence (INEE) à Amman et à laquelle étaient associés des membres d’ONG nationales et internationales. L’objectif de ce programme est d’améliorer l‘éducation en temps de crise. Le Réseau peut compter sur plus de 11 000 membres présents dans près de 170 pays. Les participants à cette formation ont pu découvrir les “normes” dites “minimales” de l’INEE relatives à l’enseignement de qualité.

L’objectif du manuel de l’INEE est de faire en sorte que les initiatives d‘éducation fournissent une base solide à la reconstruction post-conflit.

France : leçons d’aide humanitaire

Nombreux sont ceux qui veulent travailler dans le secteur humanitaire, mais les études qui y mènent sont souvent très théoriques. Bioforce est l’une des rares écoles à travers le monde à proposer une approche pratique. Dans cette édition, nous suivons des élèves immergés dans une aventure africaine au cœur de la France.

Mise en situation. Un faux camp et un centre médical ont été installés dans la campagne lyonnaise. L’ONG fictive “Food For All” part au Kenya pour mener une action humanitaire. Les élèves de Bioforce sont devenus, pour trois jours, les membres de cette ONG et ont chacun une tâche différente. Les enjeux de la mission : rejoindre, depuis Nairobi, le district de Chamousset dans le nord du Kenya afin de mettre en œuvre les programmes de l’organisation.

Ici, les étudiants ne sont pas les seuls à jouer un rôle. Un bureau de douane a été créé. L‘équipe pédagogique occupe ainsi différents postes, policiers, douaniers ou autre fonction d’autorité locale.

Une fois leur formation à Lyon terminée, les élèves débutent un stage sur le terrain, dans une ONG, une vraie cette fois-ci. Leur période d’apprentissage est ensuite terminé.

Bioforce propose des formations courtes et longues présentant tout un panel de différents métiers liés à l’humanitaire. Elles vont de trois jours à trois ans en fonction des objectifs et des expériences professionnelles. Les quelque 250 étudiants annuels de l’Institut sont originaires principalement de pays francophones.