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La Tunisie décrète un couvre-feu après une semaine de contestation sociale


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La Tunisie décrète un couvre-feu après une semaine de contestation sociale

De nouvelles mesures de sécurité ont été mises en place à Tunis aux abords du métro depuis ce vendredi, alors qu’un couvre-feu nocturne a été décrété sur l’ensemble du territoire en Tunisie.

La contestation sociale ne faiblit pas depuis la vague de protestations partie samedi dernier de la ville de Kasserine, et qui reprend le slogan « Travail ! Liberté et dignité ! » de la révolution, il y a plus de 5 ans.

En visite à Paris, le Premier ministre tunisien Habib Essid s’est montré rassurant :

“La situation se calme. C’est un problème économique, lié à des demandes d’emploi. Nous avons un programme pour essayer de résoudre ce problème qui est un des principaux objectifs de ce gouvernement. Nous n’avons pas de baguette magique. Nous ne pouvons pas résoudre tous les problèmes d’emploi en une seule fois.”

La France a annoncé un plan d’un milliard d’euros sur 5 ans pour soutenir les régions défavorisées et la jeunesse. Il s’agit des deux points noirs d’un pays qui depuis 2011 a du opérer sa mue politique et assurer sa sécurité, au détriment de la crise sociale, et laissant sur le carreau des centaines de milliers de chômeurs.
Dans les régions marginalisées, le sentiment de révolte lié à l’injustice sociale demeure :

“Est-ce que nous ne sommes pas des Tunisiens nous aussi, interroge Leila Omri, mère d’un jeune diplômé, à Kasserine, pointant les disparités régionales. Voilà 4 ans qu’on lutte… On ne demande pas beaucoup, mais on se bat pour nos jeunes, on se bat tellement pour eux.”

Samedi dernier, Ridha Yahyaoui, un jeune chômeur, est décédé alors qu’il protestait contre son retrait d’une liste d’embauche à Kasserine.
Dans cette ville marginalisée du centre tunisien, les protestations sont devenues quotidiennes.

Avec AFP

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