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Crise des migrants: le ton monte (encore) entre Athènes et Bruxelles

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Par Euronews
Crise des migrants: le ton monte (encore) entre Athènes et Bruxelles

<p>C’est par centaines que les migrants débarquent encore tous les jours au port du Pirée. L’hiver n’a pas tari, comme l’attendaient certains “experts”, le flot des réfugiés.<br /> Bien qu’en première ligne face à la crise migratoire Athènes est epinglé par Bruxelles.<br /> Dans un projet de rapport, la commission européenne juge trop laxiste, trop peu organisé, la politique envers les migrants de la Grèce.<br /> Mais pour le gouvernement grec, pas question de porter seul le chapeau d’une politique défectueuse.<br /> <em>“Nous avons pris des responsabilités. Nous avons fait des progrès quant à ses engagements. Nous serons complètements prêts à y faire face dans un mois. Mais il reste encore à savoir si l’Europe assumera ses responsabilités envers la Grèce. La crise des réfugiés n’est pas un problème grec. Il s’agit d’une crise européenne et nous devons trouver des solutions européennes à des problèmes européens”</em>, a déclaré le 1er ministre grec, Aléxis Tsipras, en marge de son déplacement en Israël.</p> <p>Si rien n’est fait dans les trois mois, la commission menace Athènes d’autoriser pour deux années supplémentaires la fermeture des frontières des pays qui ont déjà rétabli des contrôles temporaires. A savoir: l’Allemagne, l’Autriche, la Suède, le Danemark, la Norvège et la France.</p> <p>Des dispositions qui isoleraient la Grèce du reste de l’Europe et pourraient en partie confiner le problème migratoire à ses frontières.</p> <p>Seule solution pour Athènes, faire montre de sa bonne volonté. D’ici un mois, cinq centre d’enregistrement, aussi appelés <em>hot spot</em> devraient voir le jour. Tous sur des îles de la mer Egée, situées à quelques kilomètres de la Turquie.</p>