DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Chine: quatre mineurs ramenés à la surface après 36 jours à plus de 200 m au fond


Chine

Chine: quatre mineurs ramenés à la surface après 36 jours à plus de 200 m au fond

“Merci à tous d‘être venus à notre secours” ; “Je me sens maintenant soulagé et en sécurité” ; “Nous nous souviendrons de vous toute notre vie”… Ce sont quelques-uns des propos enregistrés par les quatre mineurs chinois ramenés vendredi à la surface après avoir passé 36 jours à plus de 200 mètres au fond d’une mine de gypse à Pingyi, dans la province de Shandong (Est). L’opération de sauvetage a duré deux heures. Les rescapés n’ont pas subi de blessures importantes et ils devraient rapidement pouvoir rentrer chez eux, a affirmé un responsable de l’hôpital.

Le contact avec les quatre hommes, âgés de 36 à 58 ans, avait été établi seulement le 8 janvier, soit deux semaines après la catastrophe, le 25 décembre. Des vivres, des vêtements et des lampes leur avaient alors été fournis, à travers deux tunnels creusés pour les atteindre. Mais des conditions géologiques complexes ont rendu les opérations difficiles.

Treize personnes sont toujours portées disparues. Onze avaient été libérées dès le lendemain et une, découverte morte. Cet accident s’ajoute à une très longue liste, les règles de sécurité en matière d’exploitation minière étant souvent ignorées en Chine pour réduire les coûts, avec la complicité de responsables politiques corrompus. Ainsi, en octobre 2015, les autorités locales avaient ordonné à cette mine de gypse et à d’autres mines de la région l’arrêt de la production, en raison de risques détectés d’affaissement de terrain, mais elles avaient continué à opérer en secret. Le propriétaire de la mine de Pingyi s’est suicidé peu après la catastrophe, en se noyant.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Facebook interdit aux particuliers de vendre des armes sur son réseau