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Antiterrorisme : Paris et Bruxelles vont renforcer leur coopération

Après les critiques, le temps des retrouvailles et de l’action entre la France et la Belgique. Deux mois et demi après les attentats de Paris, les

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Antiterrorisme : Paris et Bruxelles vont renforcer leur coopération

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Après les critiques, le temps des retrouvailles et de l’action entre la France et la Belgique.
Deux mois et demi après les attentats de Paris, les deux pays se sont engagés lundi à renforcer leur coopération dans la lutte antiterroriste.

Outre l‘échange d’information qui va devoir s’intensifier, un poste de magistrat de liaison entre les deux pays va être créé. Objectif : éviter de nouvelles bévues. L’un des organisateurs des attaques du 13 novembre était en effet connu et recherché en Belgique avant les attentats.

“Nous constatons, nous l’avons dit en Belgique, nous l’avons constaté en France également, qu’il y a une nouvelle forme de danger en Europe, une nouvelle forme de menace qui se dissimule qui s’est aussi professionalisée qui a tiré les leçons de ses échecs du passé, a déclaré Charles Michel le Premier ministre belge. Nous devons donc nous adapter, nous devons donc mieux anticiper, mieux être déterminé à agir de concert contre cette nouvelle forme de menace.”

Mais les attaques de Paris ont surtout rappelé que la lutte antiterroriste se jouait à l‘échelle du continent européen. Or les 28 Etats de l’Union restent encore très réticents à coopérer.

“L’Europe dopit montrer qu’elle est à la hauteur”

“L’Europe, a martelé le Premier ministre Manuel Valls, doit montrer qu’elle est à la hauteur, capable de prendre pleinement sa part dans la lutte contre le terrorisme, de protéger ses citoyens. Elle doit donc s’organiser pour relever ce défi car, oui, la réponse aux menaces actuelles ce n’est pas moins d’Europe, c’est plus d’Europe. Cela concerne les institutions européennes mais aussi tous les Etats membres.”

Parmi les dossiers urgents : l’adoption d’un registre européen des données de passagers, un dossier qui n’a que trop tardé. “Il faut de ce point de vue là que le Parlement européen prenne pleinement ses responsabilités”, a prôné M. Valls, alors que le Parlement de Strasbourg a longtemps traîné sur l’adoption de cette mesure.

Paris et Bruxelles réclament aussi la mise en place d’un véritable corps européen de gardes-frontières.
Le Premier ministre français a encore souligné la nécessité de lutter contre “la fraude documentaire” et “le financement du terrorisme”.
“La Commission adoptera demain (mardi 2 février) un plan d’action sur le sujet. Nous lui demandons de faire rapidement des propositions législatives”, a-t-il dit.