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Brésil : le virus Zika rouvre le débat sur le droit à l'avortement


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Brésil : le virus Zika rouvre le débat sur le droit à l'avortement

Le virus Zika qui peut être dangereux pour les enfants à naître a rouvert le débat sur l’avortement au Brésil. Des activistes veulent saisir la Cour suprême pour demander l’autorisation des interruptions de grossesse lorsqu’un foetus est affecté par un cas de micocéphalie, dû au virus zika.
Au Brésil l’avortement reste interdit sauf dans des cas très limités. Conséquence : entre 800.000 et un million de femmes avorteraient chaque année dans la clandestinité.

“Nous n’avons pas de diagnostic sûr à 100%, explique Beatriz Galli”, porte-parole du Cladem, un groupe défendant les droits des femmes en Amérique latine. “Mais comme nous ne sommes pas sûres, les femmes ne devraient pas être contraintes de poursuivre leur grossesse durant cette pandémie comme l’a déclaré l’Organisation mondiale de la santé pour le virus Zika."

De puissants lobbies catholiques et évangéliques

Mais ce combat est loin d‘être gagné. Lors de la dernière campagne élecotale, l’actuelle présidente du Brésil, pourtant féministe, s‘était bien gardée de promettre une inflexion dans ce domaine face aux puissants lobbies catholiques et évangéliques.

Ce qu’ils veulent en réalité c’est la légalisation de l’avortement dans tout un tas de situations”, regrette Lenize Garcia, la présidente de l’association contre l’avortement au Brésil. “Or si nous légalisons l’avortement pour les cas de microcéphalie, pourquoi ne le ferait-on pas pour la trisomie ou toute autre maladie qui affecte les enfants? “

Depuis avril dernier, 1,5 million de Brésiliens ont contracté le virus Zika et l’armée est désormais à pied d’oeuvre pour traquer les moustiques à l’origine du virus. L’OMS de son côté a déjà confirmé 270 cas de bébés atteints de microcéphalie. 3400 cas probables sont toujours en cours d’examen.

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