DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Gravity : les Suisses à la fête


gravity

Gravity : les Suisses à la fête

Bonjour et bienvenue dans ce dixième épisode de la saison de Gravity. Les skieurs suisses étaient à la fête ce dimanche avec les succès de Carlo Janka en Corée du Sud et de Lara Gut en Allemagne. On commence avec le résumé du super-G de Garmisch-Partenkirchen.

Lara Gut contrarie Lindsey Vonn

Lara Gut prouve sa polyvalence en obtenant sa cinquième victoire de l’hiver dans une quatrième discipline différente. Après les géants d’Aspen et de Lienz, après le combiné et la descente de Val d’Isère, elle s’impose en super-G à Garmisch.

La Suissesse, vice-championne du monde en 2013, réussit un haut de parcours impeccable sur la Kandahar. Une piste qui d’habitude ne convient guère à ses qualités de technicienne. Elle n‘était d’ailleurs jamais montée sur le podium en Bavière.

Lara Gut devance de 15 centièmes de seconde la régionale de l‘étape, Viktoria Rebensburg, qui avait terminé troisième de la descente ici même 24 heures plus tôt. L’ancienne championne olympique et championne du monde du géant confirme ainsi ses progrès en vitesse, et s’affirme comme une “cliente” dans la course au gros globe de cristal.

Pas de doublé pour Lindsey Vonn après sa victoire de la veille et pas de Grand Chelem non plus alors qu’elle avait gagné les trois premiers super-G de la saison. L’Américaine, qui commet une erreur sur le bas du tracé, se contente de la troisième place, mais elle garde les commandes de la Coupe du monde.

Le retour d’Iceman

“Iceman au pays du matin calme” : ce n’est pas le titre de la dernière super-production des studios d’Hollywood, mais le bilan du super-G de Jeongseon. Carlo Janka survole les débats pour signer sa première victoire de la saison.

Première victoire de la saison et première, tout court, en super-G pour le skieur des Grisons. Celui qu’on surnomme Iceman garde son sang-froid pour négocier à merveille les sauts et les quelques pièges disséminés sur une neige totalement artificielle.

A 29 ans, Carlo Janka, qui a été champion olympique du géant en 2010 et qui depuis souffre du dos, signe en Corée son onzième succès en Coupe du monde.

Il repousse à plus de huit dixièmes de seconde un Italien. Pas celui qu’on attendait puisque Dominik Paris part à la faute tout comme Kjetil Jansrud, vainqueur la veille de la descente. Cet Italien, c’est Christof Innerhofer qui fut champion du monde du super-G en 2011, mais qui préfère les pistes verglacées.

L’Autrichien Vincent Kriechmayr complète le podium en terminant tout de même à plus d’une seconde de Carlo Janka. Son compatriote Marcel Hirscher fait la bonne opération du jour en prenant la septième place, ce qui lui permet de creuser l‘écart en tête du classement général.

En repérage en Corée

Les meilleurs skieurs de la planète reviendront en Corée du Sud dans deux ans pour y disputer les Jeux olympiques. C‘était donc important pour eux de découvrir la piste sur laquelle ils tenteront d’imiter Franck Piccard, sacré à Calgary en 1988.

Franck Piccard : Une épreuve pré-olympique, c’est là qu’on se situe à la fois dans l’espace et dans le temps. On se dit qu’on reviendra l’année prochaine ou deux ans plus tard pour faire des Jeux olympiques. Donc on prend tous les repères. On est capable sur ces pré-olympiques de mémoriser la piste pour ensuite s’entraîner dessus mentalement.

Il faut visualiser cette descente-là dans la préparation des Jeux olympiques. Donc oui des épreuves avant, c’est important pour prendre la température, pour s’imprégner de l’environnement et tout ça fait que l’on se sent bien et qu’on est capable le jour J d’exploser !

La plus belle pour Crétier

Après la Corée du Sud, la Coupe du monde va faire escale le week-end prochain au Japon, là où le Français Jean-Luc Crétier a créé l’une des plus grandes surprises de l’histoire du ski alpin en devenant, il y a 18 ans, champion olympique de descente.

Le vendredi 13 février 1998 restera comme le jour de gloire de Jean-Luc Crétier. A bientôt 32 ans, il remporte la seule course de sa carrière, mais pas n’importe laquelle, la plus convoitée. A Nagano, dossard numéro 3 sur les épaules, il signe le temps de référence de la descente.

Le grand favori, Hermann Maier, s‘élance juste après lui, mais s’envole par-dessus les filets de protection bordant la piste au bout de quelques secondes ! Jean-Luc Crétier succède alors à Jean-Claude Killy, dernier Français titré dans la discipline 30 ans plus tôt. De quoi se faire porter en triomphe par ses camarades Luc Alphand et Franck Piccard.

It’s snowtime !

On se quitte avec les plus belles images de la deuxième étape du Freeride World Tour disputée à Chamonix. Le Français Loic Colomb-Patton s’y impose pour la troisième année d’affilée et chez les femmes, la victoire revient à l’Autrichienne Eva Walkner : it’s snowtime !

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

gravity

Gravity : l'envol des Norvégiens