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Hongrie : quand l'intégration des réfugiés passe par l'éducation


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Hongrie : quand l'intégration des réfugiés passe par l'éducation

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Ce sont des leçons d’anglais pour les demandeurs d’asile en situation régulière en Hongrie… Chaque samedi, depuis janvier et jusqu’au printemps, ils sont une quarantaine à se retrouver à l’Université d’Europe centrale de Budapest pour assister à des cours : droits, économie, ou tout simplement anglais… Ils viennent de Somalie, de Syrie, d’Afghanistan ou encore, comme Basil Hararah, de Gaza.

Ce jeune Palestinien a décidé de partir après la destruction de sa maison :

La dernière guerre à Gaza, c‘était mi-2014, et ils ont détruit toutes les choses auquelles je tenais, donc j’ai dû partir.

Basil trouve ces cours très utiles. Il veut étudier ici et travailler en tant qu’ingénieur. Il suit des leçons d’anglais, des cours sur les droits de l’Homme, de math, il apprend à rédiger un CV et à postuler pour un emploi. Il suit aussi le cours intitulé ‘guide de la Hongrie’ pour en apprendre un peu plus sur la manière de vivre des Hongrois.

Ce programme s’appelle OLIve, pour Open Learning Initiative, et il aide beaucoup les réfugiés. Il devrait donc être reconduit, en tout cas, les organisateurs, comme Prem Rajaram, s’y emploient :

Quand ils arrivent ici, c’est très difficile, ils ont très peu de soutien du gouvernement, très peu de soutien dans les domaines de l‘éducation ou de l’apprentissage de la langue, donc nous avons là une véritable opportunité de les aider concrètement à trouver leur voie.

Ces cours sont gratuits et les professeurs, des volontaires qui n’ont pas hésité à sacrifier leur week-end pour aider ces demandeurs d’asile.

Nous parlons beaucoup de l’aide aux réfugiés et je suis totalement d’accord, mais depuis que je sais dans quelles terribles situations ils étaient et ce par quoi ils sont passés, je me suis dit, parler n’est pas suffisant, il faut agir. Faisons quelque chose, je suis professeur, alors je peux enseigner, je peux leur apprendre“ explique Eszter Timár de l’Université d’Europe centrale.

Basil souhaitait commencer sa nouvelle vie en Belgique, mais l’accord de Dublin II l’a forcé à revenir en Hongrie, là où il avait été enregistré à son entrée sur le territoire européen. Ce n‘était pas son premier choix, mais il commence à apprécier :

Ce qui se disait à propos de la Hongrie, c’est que ce n‘était pas un bon endroit pour vivre, mais après sept mois passés ici, je pense que ce n’est pas si mal ici. Je peux commencer ici, c’est plus sûr qu‘à Gaza au moins…

Et pour Basil, ces cours du samedi représentent aussi la chance de pouvoir apprendre à connaître des gens dans un pays où il n’a personne.

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