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L'Egypte entre désillusion et résignation, 5 ans après la "révolution du papyrus"


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L'Egypte entre désillusion et résignation, 5 ans après la "révolution du papyrus"

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Cinq ans après la chute d’Hosni Moubarak, l’Egypte oscille entre désillusions et résignations.

Activistes, ou non, au Caire, ils sont nombreux à dire que peu de chose ont changé depuis que le départ du raïs. Les rues ne montraient aucun signe de célébrations en ce jour, au contraire, un important dispositif de sécurité était en place au Caire pour prévenir toutes manifestations.

Notre correspondant sur place s’est entretenu avec des gens de la rue, comme un marchand ambulant :

Il y a cinq ans, j’ai participé à la révolution pour demander la liberté, la justice sociale, une vie meilleure, la dignité, mais aujourd’hui, la situation n’a pas changé, c’est peut-être même pire“.

L’anniversaire de la révolte de 2011, ce printemps arabe du Caire, qui marqua l’ascension fulgurante des Frères musulmans vers le pouvoir avant le coup d’Etat de l’armée et l’avènement d’al-Sissi, est l’occasion de faire le point. Nous sommes allés à la rencontre du fondateur d’une ONG qui promeut la liberté d’expression au Moyen-Orient, le Réseau arabe des droits de l’Homme (ANHRI, Arabic Network for Human Rights) :

Nous assistons à une contre-révolution, qui a pour conséquence la violation des droits des citoyens égyptiens, c’est pire que sous l‘ère Moubarak, le régime militaire restreint notamment la liberté de la presse. Ce qui est positif, c’est que les Egyptiens ont retrouvé un sentiment d’appartenance à leur pays. Des millions d’entre eux se sont intéressés aux affaires publiques, quel que soit leur statut social“ explique Jamal Eid.

Si Hosni Moubarak est tombé, son régime non. Une majorité estime que le président al-Sissi marchent dans les pas du raïs, voire qu’il est le gardien de l’ancien régime :

Le régime de Moubarak est encore en place, ce qui a changé, c’est la tête, c’est tout. Maintenant c’est même pire qu’avant“, estime l’activiste politique Mamdouh Hamza. “Ne pensez pas que le silence des gens ces jours-ci signifient qu’ils acceptent la situation.

Mettre en place la démocratie n’est pas un processus simple et ces changements demandent du temps a tempéré un jeune homme au micro de notre correspondant Mohammed Shaikhibrahim :

Ils essaient d’interférer à tous les niveaux pour restaurer encore une fois la sécurité et pour encourager les investissements, faire revenir les touristes et relancer le développement du pays, mais cette mission demande du temps.

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