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Cameron obtient un soutien partiel du Parlement européen

David Cameron était à Bruxelles ce mardi pour une offensive diplomatique de dernière minute. Il a rencontré le président du Parlement européen

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David Cameron était à Bruxelles ce mardi pour une offensive diplomatique de dernière minute. Il a rencontré le président du Parlement européen, Martin Schulz, pour obtenir le soutien de l’Assemblée à son paquet de réformes. Mais l’adhésion totale est loin d‘être garantie.

“Très clairement, l’Union n’a jamais été dans une situation aussi dramatique que cette semaine, a déclaré Martin Schulz, président du Parlement européen. Nous négocions un compromis nécessaire avec la Grande-Bretagne, membre du G7, qui a un droit de veto au Conseil de Sécurité des Nations Unies et qu’on veut conserver au sein de l’Union.”

A deux jours d’un sommet européen, Cameron veut bétonner son paquet de réformes. En cas d’accord, le premier ministre britannique s’engage à soutenir le “oui” au referendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union.

Mais encore faut-il que le Parlement approve le texte de réformes. Le principal groupe politique européen craint d’ouvrir la boîte de Pandore.

“Le plus important pour le groupe du Parti populaire européen est de discuter d’un accord sur les demandes de la Grande-Bretagne, assure Manfred Weber, président du groupe EPP. Il n’est pas question d’ouvrir la porte à de nouvelles demandes d’autres Etats. On ne parle que d’un accord avec la Grande-Bretagne.”

Le député eurosceptique Nigel Farage critique des propositions sans ambitions. Pourtant les conditions négociées passent déjà très mal auprès de plusieurs pays d’Europe centrale et de l’Est.

“Tous les yeux sont rivés sur le sommet de jeudi à Bruxelles, où les leaders européens vont tenter d’aplanir les divergences de vue, analyse Damon Embling, correspondant d’Euronews à Bruxelles. Le paquet de réformes de David Cameron n’est pas gagné d’avance. Donald Tusk a d’ailleurs déclaré que les discussions entrent dans une phase critique avec un risque de rupture.”