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Philippe Jaroussky enflamme Monte-Carlo dans Alcina


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Philippe Jaroussky enflamme Monte-Carlo dans Alcina

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Alcina de Haendel est sans doute l’un des chefs d’oeuvre du répertoire baroque. L’oeuvre créée en 1735 par le compositeur allemand a fait vibrer l’opéra de Monte-Carlo. A l’affiche, le célèbre contre-ténor français Philippe Jaroussky et la soprano lettone Inga Kalna, qui interprète la maléfique enchanteresse qui donne le titre à l‘œuvre. Ils sont accompagnés par l’Academia Bizantina sous la direction de l’Italien Ottavio Dantone.

“Mon personnage Ruggiero réunit un peu tous les défauts qu’on pourrait trouver chez un homme dit Philippe Jaroussky : très charmeur, un peu menteur, un peu lâche devant les femmes, et on pourrait dire même presque antipathique, et puis il va se revéler tout au long de l’opéra, et c’est ça ce qui est beau dans le personnage de Ruggiero, toute une dimension très poétique, très raffinée… C’est un personnage que je voulais faire parce qu’on est loin des énormes acrobaties en permanence, on est dans quelque chose de plus pur, et je me suis senti toujours à l’aise dans certains airs de ce rôle.”

Ottavio Dantone, le chef d’orchestre qui dirige cet opéra, fait l‘éloge de Philippe Jaroussky : “Sa musicalité est évidente ; habituellement le soliste a tendance à attendre que l’orchestre le suive ; lui à l’inverse, on sent par son souffle et par sa façon d‘être libre dans la musique qu’il fait partie de la musique, ce qui est une grande qualité, surtout pour un chanteur parce que cela signifie qu’il pense la musique non seulement en tant que soliste, mais aussi comme faisant partie d’un ensemble.”

<>#Dantone pic.twitter.com/P1sJvBVYet

— Opéra Royal (@OperaRoyal) 7 Février 2016

“C’est peut-être ça la difficulté quand on est un chanteur dit Philippe Jaroussky, c’est qu’on se rend compte au finale qu’on veut mettre des intentions et des sur-expressions avant même de chanter avec beaucoup d’humilité ce qui est écrit. Alors, c’est vrai, que de plus en plus, moi j’essaie de travailler là-dessus, c’est-à-dire de faire résonner ces notes, ces mots en moi, mais j’essaie de ne pas forcément vouloir y plaquer quelque chose de trop définitif, et aussi laisser un peu au public la possibilité d’aller chercher aussi lui-même des choses (…) Si Haendel frappait à ma porte juste avant un concert je pense que j’aurais terriblement peur par exemple de chanter devant lui parce qu’on sait que c‘était quelqu’un qui avait des crises de colère contre les chanteurs, donc je serais finalement assez triste qu’il me dise que la façon dont je chante sa musique est désastreuse et ne lui plaît pas du tout. Par contre, on le sait, c‘était aussi un grand professeur, donc j’irais peut-être boire une bière avec lui mais je lui demanderais sûrement un petit cours de chant, avec lui au clavecin ça, à mon avis, serait plus qu’intéressant !”

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