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France : les migrants incités à quitter la Jungle de Calais, avant l'expulsion


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France : les migrants incités à quitter la Jungle de Calais, avant l'expulsion

Les agents de l’Etat sillonnent la Jungle de Calais dans le Nord de la France. Ils tentent de convaincre les migrants de quitter ce bidonville pour des conteneurs installés à proximité.

De la persuasion…avant les expulsions forcées, qui pourraient commencer dès la semaine prochaine. C’est ce qu’a annoncé il y a une semaine la préfète du Pas-de-Calais, qui souhaite l‘évacuation de la partie sud du camp, peuplée par un millier de migrants selon les autorités, le double d’après les associations.

Tous entendent l’appel irrésistible de Londres, ou ils ne sont pourtant pas non plus les bienvenus, mais ou ils espèrent trouver plus facilement un emploi. Pour cela, ils sont prêts à tout. Certains tentent tous les jours, au péril de leur vie ou au risque de perdre une main ou un bras, de passer la frontière en montant à bord des trains ou des camions qui traversent la Manche.

Pour les convaincre de quitter la “Jungle”, les agents de l’Etat sont accompagnés de traducteurs.

“Ici, ils sont des milliers et la préfecture, elle ne peut pas tout prendre en charge ici, c’est pas possible”, explique à l’un d’entre eux Georgia Fayet, chargée de mission pour l’accueil des populations migrantes.

Et voici à quoi ressemble le nouveau camp : 125 conteneurs, pouvant accueillir chacun douze personnes dans 28 mètres carrés. Une dizaine de ces conteneurs a été conçue pour pouvoir accueillir des familles de six personnes.

Il y a aussi trois grandes salles dites de convivialité, pour les migrants et les associations. Le site internet du Centre d’accueil provisoire parle d’un lieu de vie. Maya Konforti, membre de l’association “L’auberge des migrants”, a une autre opinion : “Les gens, on leur dit ‘déménagez de cet endroit, allez vous installer dans le camp de containers’, mais dans le camp de containers il y a un lit chaud c’est tout. On peut même pas se faire une tasse de thé. Il n’y a rien, pas de lieu de rencontre, il y a pas de lieu de vie sociale, il y a pas d‘écoles, pas d‘église, pas de mosquée, il n’y a rien, absolument rien”, affirme-t-elle.

A Calais, l’histoire se répète depuis 1999. Le nouveau centre rappelle celui de Sangatte géré par la Croix-Rouge jusqu‘à son démantèlement en 2002.

Les migrants pourront entrer et sortir librement, jour et nuit, dans le centre d’accueil provisoire. Un système de reconnaissance morphologique de la main fait craindre aux clandestins un enregistrement des empreintes, raison de plus pour ne pas y aller.

Ils peuvent aussi rejoindre des centres d’accueil et d’orientation ailleurs en France. Il y a eu plus de 2 600 départs volontaires depuis octobre.

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