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Athènes juge honteuse l'attitude de certains États membres de l'Union face à la crise migratoire


Grèce

Athènes juge honteuse l'attitude de certains États membres de l'Union face à la crise migratoire

12 000 demandeurs d’asile se retrouvent bloqués en Grèce après les fermetures successives des frontières des pays d’Europe centrale situés sur la route des Balkans. Le Premier ministre grec exige le partage proportionnel de ce fardeau, comme s’y étaient engagés les 28.

“Certains États membres ne semblent pas comprendre que les accords, nos accords communs, doivent être respectés, sans quoi il n’y a plus d’accords. (…) Nous refusons d’accepter de transformer notre pays en entrepôt de ces pauvres âmes, tout en restant au sein de l’Union européenne et en continuant à assister à des sommets comme si de rien n‘était”, a insisté Alexis Tsipras hier devant le Parlement.

Un avis partagé par le Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, Filippo Grandi, qui était hier à Athènes, après une visite à Lesbos.

“Nous ne sommes pas du tout d’accord avec ces mesures et appelons, une nouvelle fois, à la coopération. Le problème, c’est que nous appelons à la coopération depuis longtemps et nous n’obtenons aucune réponse. Nous devons donc trouver une façon convaincante de le faire.”

Hier, dix pays d’Europe centrale, de l’Albanie, à l’Autriche en passant par la Bosnie, se sont accordés pour réduire massivement le flux migratoire à travers les Balkans, et ce, en dépit des réserves de la Commission européenne sur la méthode.

En pratique, les personnes voyageant sans documents en règle sont désormais systématiquement refoulées, selon un accord qui sera présenté aujourd’hui aux ministres européens de l’Intérieur réunis à Bruxelles.

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