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Ecosse : les écureuils roux menacés par leurs homologues gris

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Ecosse : les écureuils roux menacés par leurs homologues gris

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C’est une bataille peu connue mais bien réelle que se livrent les écureuils roux et leurs homologues gris, dont la progression vers le nord de

C’est une bataille peu connue mais bien réelle que se livrent les écureuils roux et leurs homologues gris, dont la progression vers le nord de l’Ecosse inquiète les écologistes. Plus des trois quarts des 160 000 écureuils roux britanniques se trouvent en effet sur ce territoire. Au Royaume-Uni, les “Roux” ont perdu du terrain face à leurs adversaires dans cette lutte acharnée. Venus d’Amérique, et introduits sur les îles britanniques il y a deux cents ans, les rongeurs à la robe claire ont chassé d’une grande partie de l’Angleterre et du pays de Galles leurs cousins autochtones. Les “Gris” ont désormais franchi la barrière de protection des Highlands, qui relie les littoraux d’est en ouest. De quoi inquiéter les associations de protection de l’environnement, qui craignent de voir les écureuils roux disparaître d’ici la prochaine génération. “Pour contrôler les écureuils gris, on leur tend des pièges et on leur tire dessus”, explique Lindsay MacKinley, membre de l’association National Trust for Scotland, “et quand ils sont coincés, on les euthanasie de manière humaine, car c’est illégal de les relâcher”. “Je comprends que cela déplaise à certains”, admet-il, “mais on ne le fait pas pour le plaisir, et la réalité, c’est que si on veut conserver les écureuils roux, on doit arrêter la progression des gris”.
Une méthode qui a fait ses preuves. L’an dernier, les écureuils roux sont revenus dans le Perthshire après cinq ans d’absence.

Les propriétaires terriens sont aussi mis à contribution dans les régions du nord-ouest des Highlands, pour que leurs forêts puissent accueillir de nouvelles populations.

Dans le parc naturel de Pensthorpe, dans le Norfolk, un programme de réintroduction d‘écureuils roux a été mis en place, mais ne permet pas d‘éviter les maladies. “Le principal problème que l’on rencontre, c’est que les écureuils gris sont porteurs d’un virus appelé le parapoxvirus”, indique Ed Bramham-Jones, directeur de la réserve naturellle de Pensthorpe, “et 60 % d’entre eux sont concernés. Une fois qu’il a été transmis aux écureuils roux, il décime leur population, parfois en quinze jours”. Les associations placent désormais leurs espoirs dans la bonne volonté des propriétaires fonciers pour mettre un terme à la progression des écureuils gris, que rien ne semble arrêter, et pour faire cesser leurs incursions dans les zones protégées, réservées aux petits autochtones roux.